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Examen national 2025 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2025

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française) Code NS-22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée ;
  • Le candidat peut traiter les exercices et le problème suivant l’ordre qui lui convient ;
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3.5 points
Exercice 3Calcul des probabilités2.5 points
ProblèmeEtude de fonctions numériques, suites numériques et calcul intégral11 points

Notations

  • On désigne par z‾\overline{z} le conjugué du nombre complexe zz et par ∣z∣|z| son module.
  • ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.
  • ee est le nombre réel tel que ln⁡(e)=1\ln(e)=1.

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(0,0,2)A(0,0,2), B(2,0,0)B(2,0,0) et la sphère (S)(S) de centre OO et de rayon R=2R=2

1) a) (0.25 pt) Déterminer l’équation cartésienne de la sphère (S)(S)

Voir la solution

M(x,y,z)∈(S)  ⟺  OM2=R2  ⟺  x2+y2+z2=4M(x,y,z)\in(S)\iff OM^2=R^2\iff x^2+y^2+z^2=4.

Une équation cartésienne de (S)(S) est donc x2+y2+z2−4=0x^2+y^2+z^2-4=0.

b) (0.5 pt) Vérifier que les points AA et BB appartiennent à la sphère (S)(S)

Voir la solution

02+02+22=40^2+0^2+2^2=4, donc A∈(S)A\in(S) ; 22+02+02=42^2+0^2+0^2=4, donc B∈(S)B\in(S).

2) Soit II le milieu du segment [AB][AB].

a) (0.25 pt) Déterminer l’intersection du plan (OAB)(OAB) avec la sphère (S)(S)

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Le plan (OAB)(OAB) passe par le centre OO de la sphère (les points OO, AA, BB ne sont pas alignés car OA→(0,0,2)\overrightarrow{OA}(0,0,2) et OB→(2,0,0)\overrightarrow{OB}(2,0,0) ne sont pas colinéaires). Donc d(O,(OAB))=0<Rd(O,(OAB))=0<R et l’intersection est le cercle de centre OO et de rayon R=2R=2 (grand cercle de (S)(S)).

(Les trois points ont une ordonnée nulle : (OAB)(OAB) est le plan d’équation y=0y=0.)

b) (0.5 pt) Vérifier que OI→.AB→=0\overrightarrow{OI}.\overrightarrow{AB}=0 puis montrer que d(O,(AB))=2d(O,(AB))=\sqrt{2}

Voir la solution

I(0+22,0+02,2+02)=I(1,0,1)I\left(\frac{0+2}{2},\frac{0+0}{2},\frac{2+0}{2}\right)=I(1,0,1), donc OI→(1,0,1)\overrightarrow{OI}(1,0,1) ; et AB→(2,0,−2)\overrightarrow{AB}(2,0,-2).

OI→.AB→=1×2+0×0+1×(−2)=0\overrightarrow{OI}.\overrightarrow{AB}=1\times2+0\times0+1\times(-2)=0.

Donc (OI)⊥(AB)(OI)\perp(AB) avec I∈(AB)I\in(AB) : II est le projeté orthogonal de OO sur (AB)(AB), d’où d(O,(AB))=OI=12+02+12=2.d(O,(AB))=OI=\sqrt{1^2+0^2+1^2}=\sqrt{2}.

3) On considère un point M(0,m,0)M(0,m,0) de l’espace, où m∈Rm\in\mathbb{R}

a) (0.5 pt) Vérifier que AB→∧AM→=2mi⃗+4j⃗+2mk⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM}=2m\vec{i}+4\vec{j}+2m\vec{k}

Voir la solution

AB→(2,0,−2)\overrightarrow{AB}(2,0,-2) et AM→(0,m,−2)\overrightarrow{AM}(0,m,-2), donc AB→∧AM→=∣0m−2−2∣i⃗−∣20−2−2∣j⃗+∣200m∣k⃗=(0+2m)i⃗−(−4−0)j⃗+(2m−0)k⃗=2mi⃗+4j⃗+2mk⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM}=\begin{vmatrix}0&m\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}2&0\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}2&0\\0&m\end{vmatrix}\vec{k}=(0+2m)\vec{i}-(-4-0)\vec{j}+(2m-0)\vec{k}=2m\vec{i}+4\vec{j}+2m\vec{k}.

b) (0.25 pt) Déduire que mx+2y+mz−2m=0mx+2y+mz-2m=0 est une équation cartésienne du plan (ABM)(ABM)

Voir la solution

AB→∧AM→≠0⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM}\neq\vec{0} (sa deuxième coordonnée vaut 44), donc AA, BB, MM ne sont pas alignés et AB→∧AM→=2(mi⃗+2j⃗+mk⃗)\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AM}=2(m\vec{i}+2\vec{j}+m\vec{k}) : le vecteur n⃗(m,2,m)\vec{n}(m,2,m) est normal au plan (ABM)(ABM).

Une équation est mx+2y+mz+d=0mx+2y+mz+d=0 ; avec B(2,0,0)B(2,0,0) : 2m+d=02m+d=0, soit d=−2md=-2m.

Donc (ABM):mx+2y+mz−2m=0(ABM) : mx+2y+mz-2m=0.

c) (0.25 pt) Montrer que d(O,(ABM))=2∣m∣4+2m2d(O,(ABM))=\dfrac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}}

Voir la solution

d(O,(ABM))=∣m×0+2×0+m×0−2m∣m2+22+m2=2∣m∣4+2m2.d(O,(ABM))=\frac{|m\times0+2\times0+m\times0-2m|}{\sqrt{m^2+2^2+m^2}}=\frac{2|m|}{\sqrt{4+2m^2}}.

4) Le plan (ABM)(ABM) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γm)(\Gamma_m) de rayon rr

(0.5 pt) Montrer que r=2+42+m2r=\sqrt{2+\dfrac{4}{2+m^2}} et déduire que 2<r≤2\sqrt{2}<r\leq2, pour tout m∈Rm\in\mathbb{R}

Voir la solution

Avec d=d(O,(ABM))d=d(O,(ABM)) : r2=R2−d2=4−4m24+2m2=16+8m2−4m24+2m2=16+4m24+2m2=8+2m22+m2=2(2+m2)+42+m2=2+42+m2.r^2=R^2-d^2=4-\frac{4m^2}{4+2m^2}=\frac{16+8m^2-4m^2}{4+2m^2}=\frac{16+4m^2}{4+2m^2}=\frac{8+2m^2}{2+m^2}=\frac{2(2+m^2)+4}{2+m^2}=2+\frac{4}{2+m^2}. Donc r=2+42+m2r=\sqrt{2+\dfrac{4}{2+m^2}}.

Pour tout m∈Rm\in\mathbb{R} : 2+m2≥22+m^2\geq2, donc 0<42+m2≤20<\dfrac{4}{2+m^2}\leq2, d’où 2<r2≤42<r^2\leq4, donc 2<r≤2\sqrt{2}<r\leq2.

Exercice 2 — Nombres complexes (3.5 points)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA, BB, CC, DD et Ω\Omega d’affixes respectives a=1+2ia=1+2i, b=a‾b=\overline{a}, c=3(3+i)2c=\dfrac{3(3+i)}{2}, d=3(1+i)2d=\dfrac{3(1+i)}{2} et ω=52\omega=\dfrac{5}{2}

1) a) (0.5 pt) Vérifier que a+b=2a+b=2 et déduire que l’affixe du point PP, milieu du segment [AB][AB] est p=1p=1

Voir la solution

b=a‾=1−2ib=\overline{a}=1-2i, donc a+b=1+2i+1−2i=2a+b=1+2i+1-2i=2.

PP est le milieu de [AB][AB] : p=a+b2=22=1p=\dfrac{a+b}{2}=\dfrac{2}{2}=1.

b) (0.5 pt) Montrer que aa et bb sont les solutions de l’équation : z2−2z+5=0z^2-2z+5=0 dans l’ensemble C\mathbb{C}

Voir la solution

Le discriminant est Δ=(−2)2−4×1×5=−16=(4i)2<0\Delta=(-2)^2-4\times1\times5=-16=(4i)^2<0. L’équation admet deux solutions complexes conjuguées : z1=2+4i2=1+2i=aetz2=2−4i2=1−2i=b.z_1=\frac{2+4i}{2}=1+2i=a\quad\text{et}\quad z_2=\frac{2-4i}{2}=1-2i=b.

2) a) (0.5 pt) Vérifier que ∣ω−a∣=∣ω−b∣=∣ω−c∣|\omega-a|=|\omega-b|=|\omega-c|

Voir la solution
  • ω−a=52−1−2i=32−2i\omega-a=\frac{5}{2}-1-2i=\frac{3}{2}-2i, donc ∣ω−a∣=94+4=254=52|\omega-a|=\sqrt{\frac{9}{4}+4}=\sqrt{\frac{25}{4}}=\frac{5}{2} ;
  • ω−b=ω−a‾\omega-b=\overline{\omega-a} (car ω\omega est réel), donc ∣ω−b∣=∣ω−a∣=52|\omega-b|=|\omega-a|=\frac{5}{2} ;
  • ω−c=52−92−32i=−2−32i\omega-c=\frac{5}{2}-\frac{9}{2}-\frac{3}{2}i=-2-\frac{3}{2}i, donc ∣ω−c∣=4+94=52|\omega-c|=\sqrt{4+\frac{9}{4}}=\frac{5}{2}.

Donc ∣ω−a∣=∣ω−b∣=∣ω−c∣=52|\omega-a|=|\omega-b|=|\omega-c|=\frac{5}{2}.

b) (0.25 pt) Déduire que Ω\Omega est le centre du cercle circonscrit au triangle ABCABC

Voir la solution

D’après 2.a : ΩA=ΩB=ΩC=52\Omega A=\Omega B=\Omega C=\frac{5}{2}. Le point Ω\Omega est équidistant des trois sommets du triangle ABCABC : c’est le centre du cercle circonscrit à ce triangle (de rayon 52\frac{5}{2}).

3) a) (0.25 pt) Vérifier que d−ca−b=34i\dfrac{d-c}{a-b}=\dfrac{3}{4}i

Voir la solution

d−c=3+3i−9−3i2=−3d-c=\dfrac{3+3i-9-3i}{2}=-3 et a−b=4ia-b=4i, donc d−ca−b=−34i=−3×(−i)4=34i.\frac{d-c}{a-b}=\frac{-3}{4i}=\frac{-3\times(-i)}{4}=\frac{3}{4}i.

b) (0.5 pt) Montrer que d−b=(c−a)eiπ2d-b=(c-a)e^{i\frac{\pi}{2}} puis déduire que les droites (DB)(DB) et (AC)(AC) sont perpendiculaires

Voir la solution

d−b=32+32i−1+2i=12+72id-b=\frac{3}{2}+\frac{3}{2}i-1+2i=\frac{1}{2}+\frac{7}{2}i et c−a=92+32i−1−2i=72−12ic-a=\frac{9}{2}+\frac{3}{2}i-1-2i=\frac{7}{2}-\frac{1}{2}i.

(c−a)eiπ2=i(72−12i)=72i+12=d−b(c-a)e^{i\frac{\pi}{2}}=i\left(\frac{7}{2}-\frac{1}{2}i\right)=\frac{7}{2}i+\frac{1}{2}=d-b.

Donc d−bc−a=eiπ2\dfrac{d-b}{c-a}=e^{i\frac{\pi}{2}}, d’où (AC→,BD→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{AC},\overrightarrow{BD}\right)\equiv\frac{\pi}{2}\,[2\pi] : les droites (DB)(DB) et (AC)(AC) sont perpendiculaires.

4) Soit hh l’homothétie de centre CC et de rapport 23\frac{2}{3} et qui transforme chaque point MM du plan d’affixe zz en un point M′M' d’affixe z′z'. On pose h(P)=Gh(P)=G

a) (0.25 pt) Vérifier que z′=23z+32+12iz'=\dfrac{2}{3}z+\dfrac{3}{2}+\dfrac{1}{2}i

Voir la solution

L’écriture complexe de hh est z′−c=23(z−c)z'-c=\frac{2}{3}(z-c), donc z′=23z+13c=23z+13×9+3i2=23z+32+12i.z'=\frac{2}{3}z+\frac{1}{3}c=\frac{2}{3}z+\frac{1}{3}\times\frac{9+3i}{2}=\frac{2}{3}z+\frac{3}{2}+\frac{1}{2}i.

b) (0.25 pt) Montrer que l’affixe du point GG est g=136+12ig=\dfrac{13}{6}+\dfrac{1}{2}i

Voir la solution

g=23p+32+12i=23+32+12i=4+96+12i=136+12ig=\frac{2}{3}p+\frac{3}{2}+\frac{1}{2}i=\frac{2}{3}+\frac{3}{2}+\frac{1}{2}i=\frac{4+9}{6}+\frac{1}{2}i=\frac{13}{6}+\frac{1}{2}i.

5) (0.5 pt) Montrer que les points Ω\Omega, GG et DD sont alignés.

Voir la solution

g−ω=136−156+12i=−13+12ig-\omega=\frac{13}{6}-\frac{15}{6}+\frac{1}{2}i=-\frac{1}{3}+\frac{1}{2}i et d−ω=32−52+32i=−1+32i=3(−13+12i)d-\omega=\frac{3}{2}-\frac{5}{2}+\frac{3}{2}i=-1+\frac{3}{2}i=3\left(-\frac{1}{3}+\frac{1}{2}i\right).

Donc d−ωg−ω=3∈R\dfrac{d-\omega}{g-\omega}=3\in\mathbb{R} : les points Ω\Omega, GG et DD sont alignés.

Remarque : d’après 3.a et 3.b, (DC)⊥(AB)(DC)\perp(AB) et (DB)⊥(AC)(DB)\perp(AC) : DD est l’orthocentre du triangle ABCABC ; GG en est le centre de gravité (CG→=23CP→\overrightarrow{CG}=\frac{2}{3}\overrightarrow{CP} avec PP milieu de [AB][AB]) ; Ω\Omega est le centre du cercle circonscrit. On retrouve la droite d’Euler.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (2.5 points)

Une urne contient six boules indiscernables au toucher :

Quatre boules blanches numérotées : 00 ; 11 ; 11 ; 11 et deux boules noires numérotées : 00 ; 11

On tire au hasard et simultanément deux boules de l’urne.

On considère les évènements suivants :

AA « Les deux boules tirées portent le numéro 11 »

BB « Les deux boules tirées sont de même couleur »

1) a) (0.5 pt) Montrer que p(A)=25p(A)=\dfrac{2}{5}

Voir la solution

Un tirage est une combinaison de 22 boules parmi 66 : card⁡Ω=C62=15\operatorname{card}\Omega=C_6^2=15 tirages équiprobables.

Il y a 44 boules numérotées 11 (trois blanches et une noire) : p(A)=C42C62=615=25p(A)=\dfrac{C_4^2}{C_6^2}=\dfrac{6}{15}=\dfrac{2}{5}.

b) (0.5 pt) Montrer que p(B)=715p(B)=\dfrac{7}{15}

Voir la solution

Deux blanches (C42=6C_4^2=6) ou deux noires (C22=1C_2^2=1) : p(B)=6+115=715p(B)=\dfrac{6+1}{15}=\dfrac{7}{15}.

c) (0.5 pt) Les évènements AA et BB sont – ils indépendants ? justifier.

Voir la solution

A∩BA\cap B : « deux boules de même couleur portant le numéro 11 » : ce sont deux des trois boules blanches numérotées 11 (une seule noire porte le 11) : p(A∩B)=C3215=315=15p(A\cap B)=\dfrac{C_3^2}{15}=\dfrac{3}{15}=\dfrac{1}{5}.

Or p(A)×p(B)=25×715=1475p(A)\times p(B)=\dfrac{2}{5}\times\dfrac{7}{15}=\dfrac{14}{75} et 15=1575≠1475\dfrac{1}{5}=\dfrac{15}{75}\neq\dfrac{14}{75}.

Donc p(A∩B)≠p(A)×p(B)p(A\cap B)\neq p(A)\times p(B) : les évènements AA et BB ne sont pas indépendants.

2) On répète l’expérience précédente trois fois successives. On considère la variable aléatoire XX indiquant le nombre de fois que l’on réalise l’événement AA.

a) (0.75 pt) Recopier et compléter le tableau ci-dessous, représentant la loi de probabilités de XX

X=xiX=x_i00112233
p(X=xi)p(X=x_i)27125\dfrac{27}{125}
Voir la solution

On répète 33 fois, dans les mêmes conditions (les boules sont remises dans l’urne entre deux expériences), une épreuve dont la probabilité de « succès » (AA) est p=25p=\frac{2}{5}. XX suit la loi binomiale de paramètres n=3n=3 et p=25p=\frac{2}{5} : p(X=k)=C3k(25)k(35)3−k,k∈{0,1,2,3}.p(X=k)=C_3^k\left(\frac{2}{5}\right)^k\left(\frac{3}{5}\right)^{3-k},\quad k\in\{0,1,2,3\}.

  • p(X=0)=(35)3=27125p(X=0)=\left(\frac{3}{5}\right)^3=\frac{27}{125} ;
  • p(X=1)=3×25×925=54125p(X=1)=3\times\frac{2}{5}\times\frac{9}{25}=\frac{54}{125} ;
  • p(X=2)=3×425×35=36125p(X=2)=3\times\frac{4}{25}\times\frac{3}{5}=\frac{36}{125} ;
  • p(X=3)=(25)3=8125p(X=3)=\left(\frac{2}{5}\right)^3=\frac{8}{125}.
X=xiX=x_i00112233
p(X=xi)p(X=x_i)27125\dfrac{27}{125}54125\dfrac{54}{125}36125\dfrac{36}{125}8125\dfrac{8}{125}

Contrôle : 27+54+36+8=12527+54+36+8=125.

b) (0.25 pt) Calculer l’espérance E(X)E(X) de la variable aléatoire XX

Voir la solution

E(X)=0×27125+1×54125+2×36125+3×8125=54+72+24125=150125=65.E(X)=0\times\frac{27}{125}+1\times\frac{54}{125}+2\times\frac{36}{125}+3\times\frac{8}{125}=\frac{54+72+24}{125}=\frac{150}{125}=\frac{6}{5}. (On retrouve E(X)=np=3×25=65E(X)=np=3\times\frac{2}{5}=\frac{6}{5}.)

Exercice 4 — Problème (11 points)

Partie I : Le graphique ci-contre représente les courbes (Cg)(\mathscr{C}_g) et (Ch)(\mathscr{C}_h) des fonctions : g:x↦x2g:x\mapsto x^2 et h:x↦2ln⁡x−(ln⁡x)2h:x\mapsto2\ln x-(\ln x)^2 sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ dans un même repère orthonormé.

Courbes de g et h

1) a) (0.25 pt) Justifier graphiquement que pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[ : g(x)−h(x)>0g(x)-h(x)>0

Voir la solution

Sur ]0,+∞[]0,+\infty[, la courbe (Cg)(\mathscr{C}_g) est strictement au-dessus de la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) (les deux courbes ne se rencontrent pas). Donc pour tout x>0x>0 : g(x)>h(x)g(x)>h(x), c’est-à-dire g(x)−h(x)>0g(x)-h(x)>0.

b) (0.5 pt) Déduire que pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[ : 2ln⁡x−(ln⁡x)2x2<1\dfrac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}<1

Voir la solution

Pour x>0x>0 : h(x)<g(x)=x2h(x)<g(x)=x^2, et en divisant par x2>0x^2>0 : 2ln⁡x−(ln⁡x)2x2<1\dfrac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}<1.

2) a) (0.5 pt) Vérifier que la fonction H:x↦xln⁡x−xH:x\mapsto x\ln x-x est une primitive de la fonction x↦ln⁡xx\mapsto\ln x sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[, puis déduire que ∫1e2ln⁡(x) dx=1+e2\displaystyle\int_1^{e^2}\ln(x)\,\mathrm{d}x=1+e^2

Voir la solution

HH est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et H′(x)=1×ln⁡x+x×1x−1=ln⁡xH'(x)=1\times\ln x+x\times\dfrac{1}{x}-1=\ln x. Donc HH est une primitive de x↦ln⁡xx\mapsto\ln x sur ]0,+∞[]0,+\infty[. ∫1e2ln⁡(x) dx=H(e2)−H(1)=(2e2−e2)−(0−1)=e2+1.\int_1^{e^2}\ln(x)\,\mathrm{d}x=H(e^2)-H(1)=(2e^2-e^2)-(0-1)=e^2+1.

b) (0.5 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que ∫1e2(ln⁡x)2 dx=2e2−2\displaystyle\int_1^{e^2}(\ln x)^2\,\mathrm{d}x=2e^2-2

Voir la solution

On pose u(x)=(ln⁡x)2u(x)=(\ln x)^2 et v′(x)=1v'(x)=1 : u′(x)=2ln⁡xxu'(x)=\dfrac{2\ln x}{x} et v(x)=xv(x)=x (uu, vv dérivables à dérivées continues sur [1,e2][1,e^2]). ∫1e2(ln⁡x)2 dx=[x(ln⁡x)2]1e2−∫1e2x×2ln⁡xx dx=4e2−0−2∫1e2ln⁡x dx=4e2−2(1+e2)=2e2−2.\int_1^{e^2}(\ln x)^2\,\mathrm{d}x=\Big[x(\ln x)^2\Big]_1^{e^2}-\int_1^{e^2}x\times\frac{2\ln x}{x}\,\mathrm{d}x=4e^2-0-2\int_1^{e^2}\ln x\,\mathrm{d}x=4e^2-2(1+e^2)=2e^2-2.

c) (0.5 pt) Résoudre sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[, l’équation h(x)=0h(x)=0 et déduire les deux points d’intersection de la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) avec l’axe des abscisses.

Voir la solution

Pour x>0x>0 : h(x)=ln⁡x (2−ln⁡x)h(x)=\ln x\,(2-\ln x), donc h(x)=0  ⟺  ln⁡x=0 ou ln⁡x=2  ⟺  x=1 ou x=e2.h(x)=0\iff\ln x=0\ \text{ou}\ \ln x=2\iff x=1\ \text{ou}\ x=e^2. S={1;e2}S=\{1;e^2\}. La courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) coupe l’axe des abscisses aux points (1,0)(1,0) et (e2,0)(e^2,0).

d) (0.5 pt) Déduire, en unité d’aire, l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h), l’axe des abscisses, et les droites d’équations x=1x=1 et x=e2x=e^2.

Voir la solution

Pour x∈[1,e2]x\in[1,e^2] : 0≤ln⁡x≤20\leq\ln x\leq2, donc h(x)=ln⁡x (2−ln⁡x)≥0h(x)=\ln x\,(2-\ln x)\geq0. L’aire cherchée est : A=∫1e2h(x) dx=2∫1e2ln⁡x dx−∫1e2(ln⁡x)2 dx=2(1+e2)−(2e2−2)=4 u.a.\mathscr{A}=\int_1^{e^2}h(x)\,\mathrm{d}x=2\int_1^{e^2}\ln x\,\mathrm{d}x-\int_1^{e^2}(\ln x)^2\,\mathrm{d}x=2(1+e^2)-(2e^2-2)=4\ \text{u.a.}

Partie II :

On considère la fonction numérique ff définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par f(x)=x−(ln⁡x)2xf(x)=x-\dfrac{(\ln x)^2}{x}

Soit (Cf)(\mathscr{C}_f) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j})

1) a) (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→0+f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty et donner une interprétation géométrique de ce résultat.

Voir la solution

lim⁡x→0+(ln⁡x)2=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}(\ln x)^2=+\infty et lim⁡x→0+1x=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}\frac{1}{x}=+\infty, donc lim⁡x→0+(ln⁡x)2x=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}\frac{(\ln x)^2}{x}=+\infty. Comme lim⁡x→0+x=0\displaystyle\lim_{x\to0^+}x=0 : lim⁡x→0+f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty.

Interprétation : la droite d’équation x=0x=0 (l’axe des ordonnées) est une asymptote verticale à (Cf)(\mathscr{C}_f).

b) (0.5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0 (On peut poser t=xt=\sqrt{x} ), puis calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)

Voir la solution

On pose t=xt=\sqrt{x} : x=t2x=t^2, ln⁡x=2ln⁡t\ln x=2\ln t, et t→+∞t\to+\infty quand x→+∞x\to+\infty. (ln⁡x)2x=4(ln⁡t)2t2=4(ln⁡tt)2→t→+∞4×02=0.\frac{(\ln x)^2}{x}=\frac{4(\ln t)^2}{t^2}=4\left(\frac{\ln t}{t}\right)^2\xrightarrow[t\to+\infty]{}4\times0^2=0. Donc lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0 et lim⁡x→+∞f(x)=+∞−0=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty-0=+\infty.

c) (0.5 pt) Déduire que la droite d’équation y=xy=x est une asymptote oblique de (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de +∞+\infty

Voir la solution

lim⁡x→+∞(f(x)−x)=lim⁡x→+∞(−(ln⁡x)2x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\big(f(x)-x\big)=\lim_{x\to+\infty}\left(-\frac{(\ln x)^2}{x}\right)=0 (question 1.b).

Donc la droite d’équation y=xy=x est une asymptote oblique de (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de +∞+\infty.

2) a) (0.75 pt) Montrer que pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[, f′(x)=1−2ln⁡x−(ln⁡x)2x2f'(x)=1-\dfrac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}

Voir la solution

ff est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et, pour tout x>0x>0 : ((ln⁡x)2x)′=2ln⁡x×1x×x−(ln⁡x)2×1x2=2ln⁡x−(ln⁡x)2x2.\left(\frac{(\ln x)^2}{x}\right)'=\frac{2\ln x\times\frac{1}{x}\times x-(\ln x)^2\times1}{x^2}=\frac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}. Donc f′(x)=1−2ln⁡x−(ln⁡x)2x2f'(x)=1-\dfrac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}.

b) (0.5 pt) Montrer que la fonction ff est strictement croissante sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ (On peut utiliser la question Partie I-1-b)

Voir la solution

D’après la partie I (1.b), pour tout x>0x>0 : 2ln⁡x−(ln⁡x)2x2<1\dfrac{2\ln x-(\ln x)^2}{x^2}<1, donc f′(x)>0f'(x)>0.

Donc ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

3) a) (0.5 pt) Montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

ff est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[, donc c’est une bijection de ]0,+∞[]0,+\infty[ sur f(]0,+∞[)=]lim⁡x→0+f(x),lim⁡x→+∞f(x)[=]−∞,+∞[.f(]0,+\infty[)=\left]\lim_{x\to0^+}f(x),\lim_{x\to+\infty}f(x)\right[=]-\infty,+\infty[. Comme 0∈R0\in\mathbb{R}, l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans ]0,+∞[]0,+\infty[.

b) (0.75 pt) Vérifier que e−1<α<1e^{-1}<\alpha<1 et montrer que ln⁡α=−α\ln\alpha=-\alpha.

Voir la solution

f(e−1)=e−1−(−1)2e−1=1e−e<0f(e^{-1})=e^{-1}-\dfrac{(-1)^2}{e^{-1}}=\dfrac{1}{e}-e<0 et f(1)=1−0=1>0f(1)=1-0=1>0.

Donc f(e−1)<f(α)=0<f(1)f(e^{-1})<f(\alpha)=0<f(1), donc e−1<α<1e^{-1}<\alpha<1.

f(α)=0  ⟺  α=(ln⁡α)2α  ⟺  (ln⁡α)2=α2  ⟺  ∣ln⁡α∣=αf(\alpha)=0\iff\alpha=\dfrac{(\ln\alpha)^2}{\alpha}\iff(\ln\alpha)^2=\alpha^2\iff|\ln\alpha|=\alpha (car α>0\alpha>0).

Or α<1\alpha<1, donc ln⁡α<0\ln\alpha<0 et ∣ln⁡α∣=−ln⁡α|\ln\alpha|=-\ln\alpha. Donc −ln⁡α=α-\ln\alpha=\alpha, c’est-à-dire ln⁡α=−α\ln\alpha=-\alpha.

(Valeur approchée : α≈0,567\alpha\approx0{,}567.)

c) (0.25 pt) Montrer que f(x)≤xf(x)\leq x, pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[

Voir la solution

Pour tout x>0x>0 : f(x)−x=−(ln⁡x)2x≤0f(x)-x=-\dfrac{(\ln x)^2}{x}\leq0 (car (ln⁡x)2≥0(\ln x)^2\geq0 et x>0x>0). Donc f(x)≤xf(x)\leq x.

d) (0.5 pt) Montrer que y=xy=x est l’équation de la tangente (T)(T) à la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) au point d’abscisse 11

Voir la solution

f(1)=1−0=1f(1)=1-0=1 et f′(1)=1−0−01=1f'(1)=1-\dfrac{0-0}{1}=1.

(T):y=f′(1)(x−1)+f(1)=(x−1)+1=x(T):y=f'(1)(x-1)+f(1)=(x-1)+1=x. Donc (T):y=x(T):y=x.

4) Le graphique ci-contre représente la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) dans le repère orthonormé (O,i⃗;j⃗)(O,\vec{i};\vec{j}).

Courbe de f

Soit φ\varphi la restriction de ff sur l’intervalle ]0,1]]0,1]

a) (0.5 pt) Montrer que φ\varphi admet une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur un intervalle JJ que l’on déterminera. (Il n’est pas demandé de déterminer l’expression φ−1(x)\varphi^{-1}(x) )

Voir la solution

φ\varphi est continue et strictement croissante sur I=]0,1]I=]0,1] (question 2.b). Elle admet donc une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur J=φ(I)=]lim⁡x→0+φ(x),φ(1)]=]−∞,1].J=\varphi(I)=\left]\lim_{x\to0^+}\varphi(x),\varphi(1)\right]=]-\infty,1].

b) (0.5 pt) Montrer que φ−1\varphi^{-1} est dérivable en 00 et que (φ−1)′(0)=α2+2α\left(\varphi^{-1}\right)'(0)=\dfrac{\alpha}{2+2\alpha}

Voir la solution

α∈ ]0,1]\alpha\in\,]0,1] et φ(α)=0\varphi(\alpha)=0, donc φ−1(0)=α\varphi^{-1}(0)=\alpha. Avec ln⁡α=−α\ln\alpha=-\alpha : φ′(α)=1−2ln⁡α−(ln⁡α)2α2=1−−2α−α2α2=1+2α+1=2α+2α≠0.\varphi'(\alpha)=1-\frac{2\ln\alpha-(\ln\alpha)^2}{\alpha^2}=1-\frac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha^2}=1+\frac{2}{\alpha}+1=\frac{2\alpha+2}{\alpha}\neq0. φ\varphi est dérivable en α\alpha et φ′(α)≠0\varphi'(\alpha)\neq0, donc φ−1\varphi^{-1} est dérivable en φ(α)=0\varphi(\alpha)=0 et (φ−1)′(0)=1φ′(φ−1(0))=1φ′(α)=α2+2α.\left(\varphi^{-1}\right)'(0)=\frac{1}{\varphi'(\varphi^{-1}(0))}=\frac{1}{\varphi'(\alpha)}=\frac{\alpha}{2+2\alpha}.

c) (0.75 pt) Recopier la courbe de φ\varphi et construire la courbe de φ−1\varphi^{-1} dans le repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

Voir la solution

La courbe de φ\varphi est la partie de (Cf)(\mathscr{C}_f) d’abscisses dans ]0,1]]0,1] ; elle s’arrête au point (1,1)(1,1) où elle est tangente à la droite y=xy=x. Dans le repère orthonormé, la courbe de φ−1\varphi^{-1} est sa symétrique par rapport à la droite d’équation y=xy=x : elle passe par (0,α)(0,\alpha) et (1,1)(1,1), et admet l’axe des abscisses comme asymptote au voisinage de −∞-\infty.

Courbes de φ et de φ⁻¹

Partie III :

Soit (un)(u_n) la suite numérique définie par u0=eu_0=e et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), pour tout nn de N\mathbb{N}

1) (0.5 pt) Montrer par récurrence que 1<un1<u_n, pour tout nn de N\mathbb{N}

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 1<un1<u_n ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=e>1u_0=e>1 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 1<un1<u_n et on montre que 1<un+11<u_{n+1}.

1<un  ⟹  f(1)<f(un)1<u_n\implies f(1)<f(u_n), c’est-à-dire 1<un+11<u_{n+1} (car f(1)=1f(1)=1) : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 1<un1<u_n.

2) a) (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante. (On peut utiliser la question Partie II-3-c)

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. un∈ ]0,+∞[u_n\in\,]0,+\infty[, donc d’après la partie II (3.c) : f(un)≤unf(u_n)\leq u_n, c’est-à-dire un+1≤unu_{n+1}\leq u_n.

Donc la suite (un)(u_n) est décroissante.

b) (0.25 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 11 : elle est convergente.

c) (0.5 pt) Déterminer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Soit ℓ\ell la limite ; comme 1<un≤u0=e1<u_n\leq u_0=e, on a 1≤ℓ≤e1\leq\ell\leq e.

  • ff est continue sur I=[1,+∞[I=[1,+\infty[ ;
  • f(I)=[f(1),lim⁡x→+∞f(x)[=[1,+∞[ ⊂If(I)=\left[f(1),\lim_{x\to+\infty}f(x)\right[=[1,+\infty[\,\subset I ;
  • u0=e∈Iu_0=e\in I et (un)(u_n) est convergente.

Donc ℓ\ell est solution dans II de l’équation f(x)=x  ⟺  (ln⁡x)2x=0  ⟺  ln⁡x=0  ⟺  x=1f(x)=x\iff\dfrac{(\ln x)^2}{x}=0\iff\ln x=0\iff x=1.

Donc lim⁡n→+∞un=1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=1.

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