Cours
Plan du chapitre. I. Divisibilité dans Z — II. Division euclidienne — III. Congruences modulo n — IV. Nombres premiers — V. PGCD et PPCM — VI. L’ensemble Z/nZ — Résumé.
Prérequis. Ensembles N et Z, raisonnement par récurrence, par contraposée et par l’absurde (Ch. 01), dénombrement (Ch. 13) pour compter les diviseurs. Notation : on écrit « a divise b » en toutes lettres.
I. Divisibilité dans Z
1) Définition
Définition 1
Soient a,b∈Z. On dit que a divise b (ou que b est un multiple de a) s’il existe k∈Z tel que b=ka. L’ensemble des multiples de a est noté aZ.
Exemple 1
Montrer que 3 divise −12. Que dire de 0, de 1 et de −1 vis-à-vis de la divisibilité ?
Voir la solution
3 divise −12 car −12=(−4)×3 ; 0 est multiple de tout entier ; 1 et −1 divisent tout entier.
2) Propriétés
Propriété 1
Soient a,b,c∈Z.
- a divise a ; si a divise b et b divise c, alors a divise c (transitivité).
- Si a divise b et b divise a, alors ∣a∣=∣b∣.
- Si a divise b et a divise c, alors pour tous u,v∈Z, a divise ub+vc (combinaison linéaire).
- Si a divise b et b=0, alors ∣a∣≤∣b∣.
Voir la solution
Preuve de la combinaison linéaire (raisonnement direct). a divise b et a divise c ⟹ il existe k,k′∈Z tels que b=ka et c=k′a ⟹ ub+vc=(uk+vk′)a avec uk+vk′∈Z ⟹ a divise ub+vc.
Exemple 2
Déterminer les entiers n∈Z tels que n+2 divise 3n+1.
Voir la solution
Soit n∈Z tel que n+2 divise 3n+1. Comme n+2 divise 3(n+2), il divise 3(n+2)−(3n+1)=5 : donc n+2∈{−5;−1;1;5}, soit n∈{−7;−3;−1;3} (on vérifie que ces valeurs conviennent).
II. Division euclidienne
1) Théorème
Théorème 1 (admis)
Soient a∈Z et b∈N∗. Il existe un unique couple (q;r)∈Z×N tel que a=bq+r et 0≤r<b. q est le quotient et r le reste de la division euclidienne de a par b.
Exemple 3
Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de −23 par 5.
Voir la solution
−23=5×(−5)+2 : le quotient de −23 par 5 est −5 et le reste 2 (et non −3, car il faut 0≤r<5).
2) Conséquence
Propriété 2
Soit b∈N∗. Tout entier a s’écrit sous l’une des formes bk, bk+1, …, bk+(b−1) avec k∈Z. En particulier tout entier est de la forme 2k ou 2k+1, et de la forme 3k, 3k+1 ou 3k+2.
Exemple 4
Montrer que, pour tout n∈Z, n(n+1)(n+2) est divisible par 3.
Voir la solution
Pour tout n∈Z, n(n+1)(n+2) est divisible par 3 : on traite les trois cas n=3k, n=3k+1, n=3k+2 ; dans chaque cas l’un des trois facteurs est multiple de 3.
III. Congruences modulo n
1) Définition
Définition 2
Soient n∈N∗ et a,b∈Z. On dit que a est congru à b modulo n, et on note a≡b[n], si n divise a−b. Cela équivaut à : a et b ont le même reste dans la division euclidienne par n.
Propriété 3
Si r est le reste de la division euclidienne de a par n, alors a≡r[n] et 0≤r<n. Réciproquement, si a≡r[n] et 0≤r<n, alors r est ce reste.
2) Compatibilité avec les opérations
Propriété 4
Soient n∈N∗ et a,b,c,d∈Z tels que a≡b[n] et c≡d[n]. Alors :
- a+c≡b+d[n] et a−c≡b−d[n] ;
- ac≡bd[n] ;
- pour tout k∈N : ak≡bk[n] ;
- la relation ≡ est réflexive, symétrique et transitive.
Voir la solution
Preuve de ak≡bk[n] (raisonnement par récurrence sur k). Initialisation : pour k=0, on a a0=1≡1=b0[n]. Hérédité : soit k∈N, on suppose ak≡bk[n] ; comme a≡b[n], la compatibilité avec le produit donne ak+1=aka≡bkb=bk+1[n]. Conclusion : d’après le principe du raisonnement par récurrence, ak≡bk[n] pour tout k∈N.
Exemple 5
Déterminer le reste de 22027 dans la division par 7.
Voir la solution
Reste de 22027 dans la division par 7 : 23=8≡1[7] et 2027=3×675+2, donc 22027=(23)675×22≡1×4=4[7]. Le reste est 4.
IV. Nombres premiers
1) Définition et critère
Définition 3
Un entier naturel p est premier s’il admet exactement deux diviseurs dans N : 1 et p. (1 n’est pas premier.)
Propriété 5
- Tout entier naturel n≥2 admet au moins un diviseur premier.
- Si n≥2 n’est pas premier, il admet un diviseur premier p tel que p2≤n. Donc si aucun nombre premier p tel que p2≤n ne divise n, alors n est premier.
- L’ensemble des nombres premiers est infini.
Voir la solution
Preuve du dernier point (raisonnement par l’absurde). Supposons qu’il n’y ait qu’un nombre fini de nombres premiers p1,…,pk et posons N=p1p2⋯pk+1≥2. N admet un diviseur premier, donc un pi divise N ; comme pi divise aussi p1⋯pk, il divise la différence 1 : contradiction avec pi≥2.
2) Décomposition en facteurs premiers
Théorème 2 (admis)
Tout entier n≥2 s’écrit de façon unique (à l’ordre près) n=p1α1p2α2⋯pkαk où p1<⋯<pk sont premiers et αi∈N∗.
Propriété 6 : nombre de diviseurs
Avec la décomposition ci-dessus, les diviseurs positifs de n sont les p1β1⋯pkβk avec 0≤βi≤αi ; leur nombre est (principe multiplicatif, Ch. 13) (α1+1)(α2+1)⋯(αk+1).
Exemple 6
Combien 360 possède-t-il de diviseurs positifs ?
Voir la solution
360=23×32×5 possède 4×3×2=24 diviseurs positifs.
Propriété 7 (lemme d’Euclide, admis)
Si un nombre premier p divise un produit ab (a,b∈Z), alors p divise a ou p divise b.
V. PGCD et PPCM
1) Définitions
Définition 4
Soient a,b∈Z non tous deux nuls. Le PGCD de a et b, noté PGCD(a;b) ou a∧b, est le plus grand diviseur commun de a et b. Pour a,b∈Z∗, le PPCM, noté PPCM(a;b) ou a∨b, est le plus petit multiple commun strictement positif. On dit que a et b sont premiers entre eux si a∧b=1.
2) Propriétés et algorithme d’Euclide
Propriété 8
Soient a,b∈Z∗.
- Pour tout k∈Z : a∧b=b∧(a−kb). En particulier, si a=bq+r (division euclidienne), a∧b=b∧r.
- Algorithme d’Euclide : on effectue des divisions successives ; le PGCD est le dernier reste non nul.
- Les diviseurs communs à a et b sont exactement les diviseurs de a∧b ; les multiples communs sont les multiples de a∨b.
- (a∧b)×(a∨b)=∣ab∣ ; pour k∈N∗ : (ka)∧(kb)=k(a∧b).
- Si d=a∧b, alors a=da′ et b=db′ avec a′∧b′=1.
- Avec les décompositions en facteurs premiers : a∧b (resp. a∨b) est le produit des facteurs premiers communs (resp. de tous les facteurs) affectés du plus petit (resp. plus grand) exposant.
Exemple 7
Calculer PGCD(1071;462) par l’algorithme d’Euclide, puis 1071∨462.
Voir la solution
PGCD(1071;462) : 1071=462×2+147, 462=147×3+21, 147=21×7+0 : 1071∧462=21 et 1071∨462=211071×462=23562.
VI. L’ensemble Z/nZ
1) Classes d’équivalence
Définition 5
Soit n∈N∗, n≥2. La classe de a∈Z modulo n est a={b∈Z / b≡a[n]}=a+nZ. On a a=b⟺a≡b[n]. L’ensemble des classes est Z/nZ={0;1;…;n−1} ; il a n éléments.
2) Opérations
Propriété 9
On définit a+b=a+b et a×b=ab (ces définitions ne dépendent pas des représentants choisis, d’après la propriété 4). On résout une équation dans Z/nZ en testant les n classes, à l’aide d’une table d’addition ou de multiplication.
Exemple 8
Résoudre dans Z/5Z l’équation 3×x=2.
Voir la solution
Dans Z/5Z : 3×x=2. Les produits 3×0,…,3×4 valent 0,3,1,4,2 : l’unique solution est x=4.
Résumé
Remarque — l’essentiel
- a divise b ⟺ ∃k∈Z, b=ka ; un diviseur commun divise toute combinaison linéaire.
- Division euclidienne : a=bq+r, 0≤r<b ; a≡b[n]⟺n divise a−b ; congruences compatibles avec +, ×, puissances.
- Décomposition en facteurs premiers ; nombre de diviseurs ∏(αi+1).
- a∧b=b∧(a−kb) ; algorithme d’Euclide ; (a∧b)(a∨b)=∣ab∣.
- Z/nZ={0;…;n−1}, opérations sur les représentants.
Série d’exercices
Remarque — méthodes utilisées
- Raisonnement direct : chaîne d’implications ⟹ ; un diviseur commun de deux entiers divise toute combinaison linéaire de ces entiers.
- Restes de puissances : on cherche une petite puissance congrue à 1 (ou −1), puis on écrit la D.E. de l’exposant.
- Disjonction de cas : on examine tous les restes possibles modulo n (Cas 1, Cas 2, …).
- Récurrence en trois étapes : Initialisation, Hérédité, Conclusion.
- Tous les résultats ont été contrôlés par Python/sympy (
build/verif_lot3.py).
Cadre. Toute réponse doit être justifiée. On écrit « a divise b » en toutes lettres ; « D.E. » abrège « division euclidienne ». Pour chaque raisonnement, on annoncera son type (direct, par disjonction de cas, par récurrence, par contraposée, par l’absurde). Difficulté : de ★ à ★★★★★.
Exercice 1 — Diviseurs Facile ★☆☆☆☆
- Déterminer et dénombrer les diviseurs positifs de 156.
- Déterminer tous les diviseurs de −8 dans Z.
Voir la solution
1. 156=22×3×13, donc 156 a (2+1)(1+1)(1+1)=12 diviseurs positifs : 1,2,3,4,6,12,13,26,39,52,78,156.
2. Les diviseurs positifs de 8=23 sont 1,2,4,8 ; les diviseurs de −8 dans Z sont donc ±1,±2,±4,±8 (huit diviseurs).
Exercice 2 — Combinaisons linéaires Facile ★★☆☆☆
- Soient a,b,c,x,y∈Z. Montrer que :
a. si a divise 2b+c et a divise b+c, alors a divise c ;
b. si a divise 2b+3c et a divise b+c, alors a divise c ;
c. si a divise x−y et a divise b−c, alors a divise xb−cy.
- Soient a,n∈Z tels que a divise 12n+1 et a divise −2n+3. Montrer que a divise 19.
- Soient d,n∈Z tels que d divise n2+3 et d divise 2n−1. Montrer que d divise 13.
Voir la solution
Raisonnement direct, par combinaisons linéaires.
1. a. a divise 2b+c et a divise b+c ⟹ a divise 2(b+c)−(2b+c)=c.
1. b. a divise 2b+3c et a divise b+c ⟹ a divise (2b+3c)−2(b+c)=c.
1. c. On remarque que xb−cy=x(b−c)+c(x−y). Donc a divise b−c et a divise x−y ⟹ a divise x(b−c)+c(x−y)=xb−cy.
2. a divise 12n+1 et a divise −2n+3 ⟹ a divise (12n+1)+6(−2n+3)=19.
3. d divise n2+3 et d divise 2n−1 ⟹ d divise 4(n2+3) et d divise (2n−1)(2n+1)=4n2−1 ⟹ d divise 4(n2+3)−(4n2−1)=13.
Exercice 3 — Combinaisons linéaires Facile ★☆☆☆☆
Soient a,x∈Z. Montrer que si a divise 5x+7 et a divise 2x−3, alors a divise 29.
Voir la solution
a divise 5x+7 et a divise 2x−3 ⟹ a divise 2(5x+7)−5(2x−3)=14+15=29.
Exercice 4 — Récurrence et divisibilité Facile ★★☆☆☆
Montrer que pour tout n∈N, 3 divise 4n−1.
Voir la solution
Raisonnement par récurrence. Pour n∈N, notons P(n) : « 3 divise 4n−1 ».
- Initialisation. Pour n=0, on a 40−1=0=3×0 : 3 divise 0, donc P(0) est vraie.
- Hérédité. Soit n∈N, on suppose que 3 divise 4n−1 : il existe k∈N tel que 4n−1=3k, soit 4n=3k+1. Alors 4n+1−1=4(3k+1)−1=12k+3=3(4k+1) avec 4k+1∈N : 3 divise 4n+1−1.
- Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, 3 divise 4n−1 pour tout n∈N.
Exercice 5 — Recherche d’entiers Facile ★★☆☆☆
Déterminer les entiers relatifs n, n=1, tels que n−1 divise 2n+7.
Voir la solution
n−1 divise 2n+7 ⟺ n−1 divise (2n+7)−2(n−1)=9 (car n−1 divise 2(n−1) ; l’équivalence vient de ce que 2n+7=2(n−1)+9) ⟺ n−1∈{−9;−3;−1;1;3;9} ⟺ n∈{−8;−2;0;2;4;10}.
Exercice 6 — Fraction entière Moyen ★★★☆☆
Déterminer les entiers relatifs n, n=−4, tels que n+4n3+8 soit un entier relatif.
Voir la solution
Par division : n3+8=(n+4)(n2−4n+16)−56. Donc n+4n3+8=n2−4n+16−n+456 et
n+4n3+8∈Z⟺n+4 divise 56.
Les diviseurs de 56=23×7 sont ±1,±2,±4,±7,±8,±14,±28,±56. Donc n=d−4 avec d l’un de ces diviseurs :
n∈{−60;−32;−18;−12;−11;−8;−6;−5;−3;−2;0;3;4;10;24;52} (seize valeurs).
Exercice 7 — Équations dans N2 Moyen ★★★☆☆
Résoudre dans N2 les équations suivantes, d’inconnue (x;y) :
- x2−y2=32 avec x>y ;
- 2xy+2x+y=99.
Voir la solution
1. x2−y2=32⟺(x−y)(x+y)=32, avec 0<x−y<x+y (car x>y≥0). De plus x−y et x+y ont la même parité (leur somme 2x est paire) ; leur produit étant pair, ils sont tous deux pairs. Les factorisations 32=2×16=4×8 donnent :
{x−y=2x+y=16⟺(x;y)=(9;7) et {x−y=4x+y=8⟺(x;y)=(6;2). S={(9;7);(6;2)}.
2. 2xy+2x+y=99⟺2x(y+1)+(y+1)=100⟺(2x+1)(y+1)=100. 2x+1 est un diviseur impair de 100 : 1, 5 ou 25.
Cas 1 : 2x+1=1, y+1=100 : (0;99). Cas 2 : 2x+1=5, y+1=20 : (2;19). Cas 3 : 2x+1=25, y+1=4 : (12;3). S={(0;99);(2;19);(12;3)}.
Exercice 8 — Restes modulo 9 Facile ★★☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. par 9 de chacun des nombres 23451100 et 10023451+23451100.
Voir la solution
23451 a pour somme des chiffres 15, donc 23451≡15≡6[9]. Or 62=36≡0[9], donc 23451100≡6100=(62)50≡0[9] : le reste est 0.
100≡1[9] donc 10023451≡1[9] et 10023451+23451100≡1+0=1[9] : le reste est 1.
Exercice 9 — Puissances de 5 modulo 17 Facile ★★☆☆☆
- Montrer que 58≡−1[17].
- Déterminer les restes de la D.E. par 17 des nombres 516 et 5500.
Voir la solution
1. 52=25≡8[17], 54≡64≡13≡−4[17], 58≡(−4)2=16≡−1[17].
2. 516=(58)2≡(−1)2=1[17] : reste 1. 500=16×31+4, donc 5500=(516)31×54≡1×13[17] : reste 13.
Exercice 10 — Opérations sur les restes Facile ★★☆☆☆
Soient a,b∈Z tels que le reste de la D.E. de a par 19 est 17 et celui de b par 19 est 15. Déterminer le reste de la D.E. par 19 de :
- a+b ;
- a2+b2 ;
- 2a−5b.
Voir la solution
a≡17≡−2[19] et b≡15≡−4[19].
1. a+b≡−6≡13[19] : reste 13. 2. a2+b2≡4+16=20≡1[19] : reste 1. 3. 2a−5b≡−4+20=16[19] : reste 16.
Exercice 11 — Restes Facile ★☆☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 32007 par 2, puis par 13.
Voir la solution
32007 est impair : le reste par 2 est 1. 33=27≡1[13] et 2007=3×669, donc 32007=(33)669≡1[13] : reste 1.
Exercice 12 — Restes Facile ★☆☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 732019 par 7.
Voir la solution
73=7×10+3, donc 73≡3[7] ; 33=27≡−1[7], donc 36≡1[7]. 2019=6×336+3 : 732019≡(36)336×33≡−1≡6[7]. Reste 6.
Exercice 13 — Restes Facile ★★☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 1952×2341 par 7.
Voir la solution
19≡5≡−2[7] et 23≡2[7] ; 23≡1[7].
1952≡(−2)52=252=(23)17×2≡2[7] et 2341≡241=(23)13×22≡4[7]. Donc 1952×2341≡8≡1[7] : reste 1.
Exercice 14 — Restes Facile ★★☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. par 5 du nombre 2233+3322.
Voir la solution
22≡2[5], 24=16≡1[5], 33=4×8+1 : 2233≡2[5]. 33≡3≡−2[5], 22=4×5+2 : 3322≡(−2)22=(24)5×4≡4[5]. Somme : 6≡1[5], reste 1.
Exercice 15 — Discussion suivant n Moyen ★★★☆☆
- Déterminer, suivant les valeurs de n∈N, le reste de la D.E. de 3n par 7.
- En déduire le reste de la D.E. de 20192019 par 7.
Voir la solution
1. 31≡3, 32≡2, 33≡6, 34≡4, 35≡5, 36≡1[7]. Soit n=6k+r (k∈N, 0≤r≤5) : 3n=(36)k3r≡3r[7]. Le reste vaut 1,3,2,6,4,5 selon que r=0,1,2,3,4,5.
2. 2019=7×288+3 : 2019≡3[7] donc 20192019≡32019[7] ; 2019=6×336+3, donc r=3 et le reste est 6.
Exercice 16 — Équations dans Z/4Z Facile ★★☆☆☆
Résoudre dans Z/4Z les équations suivantes, d’inconnue x :
- 2x=3 ;
- x2+3x=0 ;
- 2013x3+2x=k, en discutant suivant k∈Z/4Z.
Voir la solution
Dans Z/4Z={0;1;2;3}, on teste les quatre classes (disjonction de cas).
1. 2x prend les valeurs 0,2,0,2 : jamais 3. S=∅.
2. x2+3x vaut 0,0,10=2,18=2 pour x=0,1,2,3. S={0;1}.
3. 2013=1 (car 2013=4×503+1). x3+2x vaut 0,3,12=0,33=1. D’où : si k=0, S={0;2} ; si k=1, S={3} ; si k=2, S=∅ ; si k=3, S={1}.
Exercice 17 — Équation dans (Z/5Z)2 Facile ★★☆☆☆
Résoudre dans (Z/5Z)2 l’équation x+3y=1, d’inconnue (x;y).
Voir la solution
x+3y=1⟺x=1−3y. Pour chaque y, x est unique : S={(1;0);(3;1);(0;2);(2;3);(4;4)} (cinq couples).
Exercice 18 — Système dans (Z/5Z)2 Moyen ★★★☆☆
Résoudre dans (Z/5Z)2 le système {3x+2y=12x+4y=3.
Voir la solution
Raisonnement par équivalences. On multiplie la 2e équation par 3 (inverse de 2 car 2×3=1) : 2x+4y=3⟺x+12y=9⟺x+2y=4⟺x=4−2y=4+3y.
En reportant dans la 1re : 3(4+3y)+2y=1⟺12+11y=1⟺2+y=1⟺y=4, puis x=4+12=16=1.
S={(1;4)}. Vérification : 3+8=11=1 et 2+16=18=3.
Exercice 19 — Modulo 10 Moyen ★★★☆☆
- Déterminer, suivant les valeurs de n∈N, le reste de la D.E. de 3n par 10.
- En déduire le chiffre des unités du nombre 20292020.
- Déterminer les entiers n∈N tels que 3n+5n+2≡0[10].
Voir la solution
1. 30≡1, 31≡3, 32≡9, 33≡7, 34≡1[10]. Pour n=4k+r (0≤r≤3) : 3n≡3r[10] ; le reste vaut 1,3,9,7 pour r=0,1,2,3.
2. 2029≡9≡−1[10] et 2020 est pair : 20292020≡1[10]. Le chiffre des unités est 1.
3. Disjonction de cas suivant n modulo 4 (on a 5n≡0[10] si n pair, 5n≡5[10] si n impair).
Cas 1 : n=4k : 1+0+2=3≡0. Cas 2 : n=4k+1 : 3+5+2=10≡0 : convient. Cas 3 : n=4k+2 : 9+0+2=11≡0. Cas 4 : n=4k+3 : 7+5+2=14≡0.
Les solutions sont les n∈N tels que n≡1[4].
Exercice 20 — Chiffre des unités Facile ★★☆☆☆
Déterminer le chiffre des unités du nombre 245372018.
Voir la solution
24537≡7[10] ; 72≡9, 74≡81≡1[10] ; 2018=4×504+2 : 245372018≡72≡9[10]. Chiffre des unités : 9.
Exercice 21 — Congruence à deux périodes Difficile ★★★★☆
Déterminer tous les entiers naturels n tels que 2n≡n2[9].
Voir la solution
26=64≡1[9] : 2n[9] ne dépend que de n modulo 6 ; n2[9] ne dépend que de n modulo 9. On étudie donc n modulo 18=PPCM(6;9) : pour n=18k+r, 2n≡2r et n2≡r2[9]. On teste r∈{0;…;17} : les restes de 2r sont 1,2,4,8,7,5 (période 6) et ceux de r2 sont 0,1,4,0,7,7,0,4,1 (période 9). L’égalité n’a lieu que pour r=2 (4=4) et r=4 (7=7).
Les solutions sont les n∈N tels que n≡2[18] ou n≡4[18].
Exercice 22 — Congruence à deux périodes Moyen ★★★☆☆
Résoudre dans N l’équation 3n+5n+1≡0[8].
Voir la solution
32=9≡1[8]. Disjonction de cas.
Cas 1 : n pair : 3n≡1[8], l’équation devient 5n+2≡0[8]⟺5n≡6[8]⟺25n≡30[8]⟺n≡6[8] (car 25≡1 et 30≡6), ce qui est compatible avec n pair.
Cas 2 : n impair : 3n≡3[8] et 5n+4≡0[8]⟺n≡20≡4[8] : n serait pair, contradiction ; pas de solution.
S={n∈N / n≡6[8]}.
Exercice 23 — Restes Facile ★☆☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 2233×3322 par 5.
Voir la solution
D’après l’exercice 14 : 2233≡2 et 3322≡4[5] ; le produit est ≡8≡3[5] : reste 3.
Exercice 24 — Restes Facile ★☆☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 32019 par 2 et par 13.
Voir la solution
32019 est impair : reste 1 par 2. 33≡1[13] et 2019=3×673 : 32019≡1[13], reste 1.
Exercice 25 — Récurrence Moyen ★★★☆☆
- Montrer que pour tout n∈N∗, 22n+6n−1 est divisible par 9.
- En déduire que pour tout n∈N∗, 4n≡3n+1[9].
Voir la solution
1. Raisonnement par récurrence.
- Initialisation. Pour n=1, on a 22+6−1=9 : 9 divise 9.
- Hérédité. Soit n∈N∗, on suppose que 9 divise 22n+6n−1 : il existe k∈N tel que 22n+6n−1=9k, soit 22n=9k−6n+1. Alors 22(n+1)+6(n+1)−1=4×22n+6n+5=4(9k−6n+1)+6n+5=36k−18n+9=9(4k−2n+1) avec 4k−2n+1∈Z (et même dans N puisque le nombre est positif) : 9 divise 22(n+1)+6(n+1)−1.
- Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, 9 divise 22n+6n−1 pour tout n∈N∗.
2. Soit n∈N∗ : 4n+6n−1≡0[9]⟹4n≡1−6n[9]⟹4n≡1−6n+9n=3n+1[9].
Exercice 26 — Restes modulo 11 Facile ★★☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. par 11 du nombre 1653351+43137.
Voir la solution
1653=11×150+3, donc 1653≡3[11] ; 35=243=11×22+1≡1[11] et 351=5×70+1 : 1653351≡3[11]. 43≡−1[11] et 137 est impair : 43137≡−1[11]. Somme : 3−1=2 ; reste 2.
Exercice 27 — Somme de puissances Moyen ★★★☆☆
Montrer que 7 divise 12019+22019+32019+42019+52019+62019.
Voir la solution
Pour k∈{1;2;3} : 7−k≡−k[7] et 2019 est impair, donc (7−k)2019≡(−k)2019=−k2019[7]. En groupant 1 avec 6, 2 avec 5, 3 avec 4 : la somme est ≡0[7], donc 7 la divise.
Exercice 28 — Entiers consécutifs Facile ★☆☆☆☆
Montrer que pour tout n∈Z, PGCD(n;n+1)=1.
Voir la solution
Raisonnement direct. Soit d=PGCD(n;n+1) : d divise n et d divise n+1 ⟹ d divise (n+1)−n=1 ⟹ d=1 (car d≥1).
Exercice 29 — Suite et divisibilité Moyen ★★★☆☆
Pour n∈N, on pose Un=4n−3n−1.
- Montrer que pour tout n∈N, Un+1=4Un+9n.
- En déduire que pour tout n∈N, 9 divise 4n−3n−1.
Voir la solution
1. Soit n∈N : 4Un+9n=4n+1−12n−4+9n=4n+1−3(n+1)−1=Un+1.
2. Raisonnement par récurrence.
- Initialisation. Pour n=0, on a 40−0−1=0 et 9 divise 0.
- Hérédité. Soit n∈N, on suppose que 9 divise 4n−3n−1 : il existe k∈N tel que 4n−3n−1=9k. D’après 1., 4n+1−3(n+1)−1=4×9k+9n=9(4k+n) avec 4k+n∈N.
- Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, 9 divise 4n−3n−1 pour tout n∈N.
Exercice 30 — Nombre non premier Moyen ★★★☆☆
Pour n∈N, on pose αn=n4−n2+16.
- Montrer que n2+3n+4 et n2−3n+4 sont des entiers naturels pairs, et que αn=(n2+3n+4)(n2−3n+4).
- En déduire que αn n’est pas premier.
Voir la solution
1. n2+3n=n(n+3) : l’un des facteurs n, n+3 est pair (ils sont de parités différentes), donc n2+3n+4 est pair ; de même n2−3n=n(n−3) est pair. Ce sont des entiers naturels car n2−3n+4=(n−23)2+47>0. Enfin (n2+4)2−(3n)2=n4+8n2+16−9n2=αn.
2. Raisonnement direct. Les deux facteurs sont pairs et non nuls, donc chacun est ≥2 et le produit αn est divisible par 4 ; comme αn≥16>4 (car n4−n2=n2(n2−1)≥0), 4 est un diviseur de αn différent de 1 et de αn : αn n’est pas premier.
Exercice 31 — PGCD et fraction Moyen ★★★☆☆
Pour n∈N, on considère A=n2+3 et B=n+2.
- Montrer que PGCD(A;B)=PGCD(n+2;7).
- Déterminer l’entier naturel n tel que n+2n2+3∈N.
Voir la solution
1. n2+3=(n+2)(n−2)+7, donc PGCD(n2+3;n+2)=PGCD(n+2;7) (propriété a∧b=b∧(a−kb)).
2. n+2n2+3∈N⟺n+2 divise n2+3⟺n+2 divise 7 (car n+2 divise (n+2)(n−2)) ⟺n+2=7 (car n+2≥2) ⟺n=5. Vérification : 728=4.
Exercice 32 — PGCD Moyen ★★★☆☆
Pour n∈N∗, on pose an=(25n−1)(36n−1) et bn=(5n−1)(6n−1). Calculer PGCD(an;bn).
Voir la solution
an=(5n−1)(5n+1)(6n−1)(6n+1)=bn×(5n+1)(6n+1) : bn divise an et bn>0 (pour n≥1). Donc PGCD(an;bn)=bn=(5n−1)(6n−1).
Exercice 33 — Équations dans N2 Moyen ★★★☆☆
Résoudre dans N2 les équations suivantes :
- x2−y2=45 avec x>y ;
- xy+2x+3y=24.
Voir la solution
1. (x−y)(x+y)=45 avec 0<x−y<x+y : 1×45, 3×15, 5×9 donnent (23;22), (9;6), (7;2). S={(23;22);(9;6);(7;2)}.
2. xy+2x+3y=24⟺(x+3)(y+2)=30 avec x+3≥3 et y+2≥2 : (x+3;y+2)∈{(3;10);(5;6);(6;5);(10;3);(15;2)}. S={(0;8);(2;4);(3;3);(7;1);(12;0)}.
Exercice 34 — Recherche d’entiers Facile ★★☆☆☆
Déterminer tous les entiers n∈Z, n=−3, tels que n+3 divise 2n+13.
Voir la solution
2n+13=2(n+3)+7 : n+3 divise 2n+13⟺n+3 divise 7⟺n+3∈{−7;−1;1;7}⟺n∈{−10;−4;−2;4}.
Exercice 35 — Fraction entière Facile ★★☆☆☆
Déterminer les entiers n∈Z, n=−4, tels que n+43n+8 soit un entier relatif.
Voir la solution
n+43n+8=3−n+44 ; il est entier ⟺n+4 divise 4⟺n+4∈{±1;±2;±4}⟺n∈{−8;−6;−5;−3;−2;0}.
Exercice 36 — PGCD, PPCM Facile ★★☆☆☆
Déterminer d=PGCD(−8316;1080) et m=PPCM(8316;1980).
Voir la solution
8316=22×33×7×11, 1080=23×33×5, 1980=22×32×5×11.
d=PGCD(8316;1080)=22×33=108 ; m=22×33×5×7×11=41580.
Exercice 37 — PGCD et PPCM Facile ★★☆☆☆
Soient a,b∈N∗ tels que PGCD(a;b)=2 et ab=12. Déterminer PPCM(a;b), puis les couples (a;b) possibles.
Voir la solution
PGCD(a;b)×PPCM(a;b)=ab donc PPCM(a;b)=212=6. On écrit a=2a′, b=2b′ avec PGCD(a′;b′)=1 : 4a′b′=12, a′b′=3, d’où (a;b)∈{(2;6);(6;2)}.
Exercice 38 — Quotients successifs Difficile ★★★★☆
Soient n∈N et a,b∈N∗. Montrer que si q est le quotient de la D.E. de n par a et q′ celui de la D.E. de q par b, alors q′ est aussi le quotient de la D.E. de n par ab.
Voir la solution
Raisonnement direct. n=aq+r avec 0≤r≤a−1 et q=bq′+r′ avec 0≤r′≤b−1. Alors n=abq′+(ar′+r) et 0≤ar′+r≤a(b−1)+a−1=ab−1<ab. Par unicité de la D.E. de n par ab, le quotient est q′ (et le reste ar′+r).
Exercice 39 — Restes Facile ★★☆☆☆
Déterminer le reste de la D.E. de 1941×2352 par 7.
Voir la solution
19≡−2 et 23≡2[7] : 1941≡−241=−(23)1322≡−4[7] et 2352≡252≡2[7]. Produit : −8≡−1≡6[7] ; reste 6.
Exercice 40 — Congruences Facile ★★☆☆☆
- Montrer que pour tout n∈N∗, (n+1)2019−1≡0[n].
- Montrer que pour tout n∈N, 42n+2≡1[15].
Voir la solution
1. Soit n∈N∗ : n+1≡1[n]⟹(n+1)2019≡1[n]⟹(n+1)2019−1≡0[n].
2. Soit n∈N : 42=16≡1[15]⟹42n+2=(42)n+1≡1[15].
Exercice 41 — Équation dans Z/5Z Facile ★★☆☆☆
Résoudre dans Z/5Z l’équation x2−x−2=0.
Voir la solution
On teste les cinq classes : x2−x−2 vaut −2=3, 3, 0, 4, 10=0 pour x=0,…,4. S={2;4}.
Exercice 42 — PGCD Facile ★★☆☆☆
Soient a,b,c,d∈Z, avec b=0, tels que a=bc+d.
- Montrer que PGCD(a;b)=PGCD(b;d).
- En déduire que PGCD(a;b)=PGCD(b;a−bc).
Voir la solution
1. Raisonnement par double inclusion des diviseurs communs. Si δ divise a et b, alors δ divise a−bc=d ; si δ divise b et d, alors δ divise bc+d=a. Les couples (a;b) et (b;d) ont les mêmes diviseurs communs, donc le même plus grand : PGCD(a;b)=PGCD(b;d).
2. On applique 1. avec d=a−bc.
Exercice 43 — PGCD Moyen ★★★☆☆
Soit a∈N. On considère A=35a+57 et B=45a+76. Montrer que PGCD(A;B)=1 ou PGCD(A;B)=19.
Voir la solution
Soit δ=PGCD(A;B) : δ divise A et B ⟹ δ divise 7B−9A=(315a+532)−(315a+513)=19. Comme 19 est premier, δ∈{1;19}.
Exercice 44 — PGCD avec paramètre Difficile ★★★★☆
- Soient x,y∈N∗, a=9x+4y et b=2x+y. Montrer que PGCD(x;y)=PGCD(a;b).
- Soit n∈N ; on pose a=n2+5n+13 et b=n+3.
a. Montrer que PGCD(a;b)=PGCD(b;7).
b. En déduire les valeurs possibles de PGCD(a;b).
c. Montrer que n≡4[7]⟺PGCD(a;b)=7.
d. En déduire les valeurs de n telles que PGCD(a;b)=1.
Voir la solution
1. a−4b=x et 9b−2a=y. Tout diviseur commun de x,y divise a=9x+4y et b=2x+y ; tout diviseur commun de a,b divise x=a−4b et y=9b−2a. Mêmes diviseurs communs, donc PGCD(x;y)=PGCD(a;b).
2. a. n2+5n+13=(n+3)(n+2)+7, donc PGCD(a;b)=PGCD(b;7).
2. b. PGCD(b;7) divise 7, premier : PGCD(a;b)∈{1;7}.
2. c. PGCD(a;b)=7⟺7 divise n+3⟺n≡−3[7]⟺n≡4[7].
2. d. D’après b. et c. : PGCD(a;b)=1⟺n≡4[7], c’est-à-dire n∈N et n=7k+4 pour tout k∈N.
Exercice 45 — PGCD avec paramètre Moyen ★★★☆☆
Soit n∈N ; on pose dn=PGCD(2n+8;3n+15).
- Montrer que dn divise 6.
- Déterminer les entiers naturels n tels que dn=6.
Voir la solution
1. dn divise 2n+8 et 3n+15 ⟹ dn divise 2(3n+15)−3(2n+8)=6.
2. dn=6⟺6 divise 2n+8 et 6 divise 3n+15.
6 divise 2n+8⟺3 divise n+4⟺n≡2[3] ; 6 divise 3n+15⟺2 divise n+5⟺n impair. Donc dn=6⟺n≡2[3] et n≡1[2]⟺n≡5[6].
Exercice 46 — PGCD de nombres de Mersenne Difficile ★★★★★
Soient a,b∈N∗ avec a≥3 et a impair. On pose d=PGCD(2a−1;2b+1).
- Montrer que 2ab≡1[d].
- Montrer que 2ab≡−1[d].
- En déduire que d∈{1;2}.
- Montrer que d=1.
Voir la solution
1. d divise 2a−1, donc 2a≡1[d] et 2ab=(2a)b≡1[d].
2. d divise 2b+1, donc 2b≡−1[d] et 2ab=(2b)a≡(−1)a=−1[d] (a impair).
3. Par transitivité 1≡−1[d] : d divise 2, donc d∈{1;2}.
4. Raisonnement par l’absurde. Supposons d=2 : alors 2 divise 2a−1, qui est impair (a≥1) : contradiction. Donc d=1.
Exercice 47 — Tour de puissances Difficile ★★★★☆
Montrer que pour tout n∈N, 24n+1+5≡0[21].
Voir la solution
26=64=63+1≡1[21]. Montrons d’abord que 4m≡4[6] pour tout m∈N∗ (raisonnement par récurrence) :
- Initialisation. Pour m=1, on a 41=4≡4[6].
- Hérédité. Soit m∈N∗, on suppose 4m≡4[6] : il existe k∈N tel que 4m=6k+4. Alors 4m+1=24k+16=6(4k+2)+4≡4[6].
- Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, 4m≡4[6] pour tout m∈N∗.
Soit n∈N : il existe k∈N tel que 4n+1=6k+4, d’où 24n+1=(26)k×24≡16[21] et 24n+1+5≡21≡0[21].
Exercice 48 — Quotient et reste liés Moyen ★★★☆☆
Déterminer les entiers naturels n tels que, dans la D.E. de n par 25, le quotient soit un entier p∈N et le reste p2.
Voir la solution
n=25p+p2 avec 0≤p2<25, donc p∈{0;1;2;3;4} et n∈{0;26;54;84;116} (réciproquement ces valeurs conviennent par unicité de la D.E.).
Exercice 49 — Quotient Difficile ★★★★☆
Soient b∈N∗ et a∈Z. On note q le quotient de la D.E. de a−1 par b. Déterminer le quotient de la D.E. de ab9−1 par b10.
Voir la solution
a−1=bq+r avec 0≤r≤b−1. Alors ab9−1=(bq+r+1)b9−1=qb10+[(r+1)b9−1] et 0≤b9−1≤(r+1)b9−1≤b⋅b9−1<b10. Par unicité, le quotient est q (et le reste (r+1)b9−1).
Exercice 50 — Binôme et congruences Difficile ★★★★★
- Montrer que pour tout n∈N∗, (n+2)n+2−2n+2(n+1)≡0[n2].
- Montrer que 7777≡3[10].
Voir la solution
1. Binôme (Ch. 13) : (n+2)n+2=∑k=0n+2Cn+2knk2n+2−k. Pour k≥2, n2 divise nk ; donc (n+2)n+2≡2n+2+(n+2)n2n+1[n2]. Or (n+2)n2n+1=n22n+1+n2n+2≡n2n+2[n2]. D’où (n+2)n+2≡2n+2(1+n)[n2], ce qu’il fallait démontrer.
2. 74=2401≡1[10]. Posons E=777. Comme 7≡−1[4] et 77 est impair, E≡(−1)77=−1≡3[4] : E=4k+3 avec k∈N. Donc 7E=(74)k73≡343≡3[10].