Accueil
Fond

Accueil › 2BAC PC SVT › Examen national 2024 — Session de rattrapage

Examen national 2024 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

Chargement du PDF…

Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.

  • 📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger

Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2024

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (Sciences de la vie et de la terre et Sciences physiques) — option française Code RS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée ;
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient ;
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes4 points
Exercice 3Calcul des probabilités2 points
ProblèmeEtude de fonctions numériques, calcul intégral et suites numériques11 points
  • On désigne par z‾\overline{z} le conjugué du nombre complexe zz et par ∣z∣|z| son module
  • ln désigne la fonction logarithme népérien

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec i,\vec j,\vec k), on considère les deux points A(1,1,0)A(1,1,0) et Ω(−1,1,−2)\Omega(-1,1,-2) et le plan (P)(P) d’équation x+z−1=0x+z-1=0

1) a) (0,5 pt) Vérifier que AA est un point du plan (P)(P) et donner un vecteur normal de (P)(P).

Voir la solution

On a xA+zA−1=1+0−1=0x_A+z_A-1=1+0-1=0, donc A∈(P)A\in(P).

Le plan (P)(P) a pour équation 1⋅x+0⋅y+1⋅z−1=01\cdot x+0\cdot y+1\cdot z-1=0, donc n⃗(1,0,1)\vec n(1,0,1) est un vecteur normal de (P)(P).

b) (0,5 pt) Montrer que la droite (ΩA)(\Omega A) est perpendiculaire au plan (P)(P).

Voir la solution

ΩA→(1−(−1), 1−1, 0−(−2))\overrightarrow{\Omega A}(1-(-1),\,1-1,\,0-(-2)), soit ΩA→(2,0,2)\overrightarrow{\Omega A}(2,0,2).

Donc ΩA→=2n⃗\overrightarrow{\Omega A}=2\vec n : les vecteurs ΩA→\overrightarrow{\Omega A} et n⃗\vec n sont colinéaires.

Un vecteur directeur de (ΩA)(\Omega A) est donc normal à (P)(P) : la droite (ΩA)(\Omega A) est perpendiculaire au plan (P)(P).

2) Soit (S)(S) l’ensemble des points M(x,y,z)M(x,y,z) de l’espace vérifiant : x2+y2+z2+2x−2y+4z−3=0x^2+y^2+z^2+2x-2y+4z-3=0

a) (0,5 pt) Montrer que (S)(S) est une sphère de centre Ω\Omega et déterminer son rayon.

Voir la solution

On utilise la forme canonique :

x2+2x=(x+1)2−1,y2−2y=(y−1)2−1,z2+4z=(z+2)2−4.x^2+2x=(x+1)^2-1,\qquad y^2-2y=(y-1)^2-1,\qquad z^2+4z=(z+2)^2-4.

Donc :

M∈(S)  ⟺  (x+1)2+(y−1)2+(z+2)2−1−1−4−3=0  ⟺  (x+1)2+(y−1)2+(z+2)2=9=32.M\in(S)\iff(x+1)^2+(y-1)^2+(z+2)^2-1-1-4-3=0\iff(x+1)^2+(y-1)^2+(z+2)^2=9=3^2.

Donc (S)(S) est la sphère de centre Ω(−1,1,−2)\Omega(-1,1,-2) et de rayon R=3R=3.

b) (0,5 pt) Montrer que (P)(P) coupe (S)(S) suivant un cercle de centre AA puis déterminer son rayon.

Voir la solution

d(Ω,(P))=∣xΩ+zΩ−1∣12+02+12=∣−1−2−1∣2=42=22.d(\Omega,(P))=\frac{|x_\Omega+z_\Omega-1|}{\sqrt{1^2+0^2+1^2}}=\frac{|-1-2-1|}{\sqrt2}=\frac{4}{\sqrt2}=2\sqrt2.

Comme 22=8<9=3=R2\sqrt2=\sqrt8<\sqrt9=3=R, le plan (P)(P) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle.

Le centre de ce cercle est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (P)(P). Or A∈(P)A\in(P) (question 1) a)) et (ΩA)⊥(P)(\Omega A)\perp(P) (question 1) b)) : ce projeté est donc AA.

Son rayon est :

r=R2−d(Ω,(P))2=9−8=1.r=\sqrt{R^2-d(\Omega,(P))^2}=\sqrt{9-8}=1.

3) Soit (Qm)(Q_m) un plan d’équation x+y+mz−2=0x+y+mz-2=0, où mm est un nombre réel.

a) (0,25 pt) Vérifier que AA est un point du plan (Qm)(Q_m), pour tout mm de R\mathbb{R}

Voir la solution

Soit m∈Rm\in\mathbb{R} : xA+yA+m zA−2=1+1+m×0−2=0x_A+y_A+m\,z_A-2=1+1+m\times0-2=0. Donc A∈(Qm)A\in(Q_m) pour tout m∈Rm\in\mathbb{R}.

b) (0,5 pt) Déterminer la valeur du réel mm pour que (Qm)(Q_m) soit perpendiculaire au plan (P)(P)

Voir la solution

n⃗m(1,1,m)\vec n_m(1,1,m) est un vecteur normal de (Qm)(Q_m) et n⃗(1,0,1)\vec n(1,0,1) un vecteur normal de (P)(P).

(Qm)⊥(P)  ⟺  n⃗m⋅n⃗=0  ⟺  1×1+1×0+m×1=0  ⟺  m=−1.(Q_m)\perp(P)\iff\vec n_m\cdot\vec n=0\iff1\times1+1\times0+m\times1=0\iff m=-1.

Donc (Qm)(Q_m) est perpendiculaire à (P)(P) si et seulement si m=−1m=-1.

c) (0,25 pt) Existe-t-il un plan (Qm)(Q_m) qui coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle de centre AA ? Justifier.

Voir la solution

(Qm)(Q_m) coupe (S)(S) suivant un cercle de centre AA si et seulement si AA est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (Qm)(Q_m). Comme A∈(Qm)A\in(Q_m), il faut que (ΩA)⊥(Qm)(\Omega A)\perp(Q_m), c’est-à-dire que n⃗m(1,1,m)\vec n_m(1,1,m) soit colinéaire à ΩA→(2,0,2)\overrightarrow{\Omega A}(2,0,2).

Or la deuxième coordonnée de ΩA→\overrightarrow{\Omega A} est 00, alors que celle de n⃗m\vec n_m est 1≠01\neq0 : s’il existait kk tel que n⃗m=k ΩA→\vec n_m=k\,\overrightarrow{\Omega A}, on aurait 1=k×0=01=k\times0=0, ce qui est impossible.

Donc il n’existe aucun plan (Qm)(Q_m) qui coupe (S)(S) suivant un cercle de centre AA.

Exercice 2 — Nombres complexes (4 points)

I) On considère dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l’équation (E):z2−4z+9=0(E):z^2-4z+9=0

1) (0,25 pt) Vérifier que le discriminant de l’équation (E)(E) est Δ=(2i5)2\Delta=\left(2i\sqrt5\right)^2

Voir la solution

Δ=(−4)2−4×1×9=16−36=−20\Delta=(-4)^2-4\times1\times9=16-36=-20.

Et (2i5)2=4×i2×5=−20\left(2i\sqrt5\right)^2=4\times i^2\times5=-20. Donc Δ=(2i5)2\Delta=\left(2i\sqrt5\right)^2.

2) (0,5 pt) Résoudre l’équation (E)(E)

Voir la solution

Comme Δ<0\Delta<0, (E)(E) admet deux solutions complexes conjuguées :

z1=4+2i52=2+i5etz2=4−2i52=2−i5.z_1=\frac{4+2i\sqrt5}{2}=2+i\sqrt5\qquad\text{et}\qquad z_2=\frac{4-2i\sqrt5}{2}=2-i\sqrt5.

Donc S={2+i5 ; 2−i5}S=\left\{2+i\sqrt5\ ;\ 2-i\sqrt5\right\}.

II) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec u,\vec v), on considère les points AA, BB et CC d’affixes respectives a=2+i5a=2+i\sqrt5, b=2−i5b=2-i\sqrt5 et c=2−5c=2-\sqrt5.

1) a) (0,25 pt) Vérifier que ∣a∣=3|a|=3

Voir la solution

∣a∣=22+(5)2=4+5=9=3|a|=\sqrt{2^2+\left(\sqrt5\right)^2}=\sqrt{4+5}=\sqrt9=3.

b) (0,25 pt) Montrer que le triangle OABOAB est isocèle.

Voir la solution

b=a‾b=\overline a, donc ∣b∣=∣a‾∣=∣a∣=3|b|=|\overline a|=|a|=3.

Ainsi OA=∣a∣=3OA=|a|=3 et OB=∣b∣=3OB=|b|=3 : OA=OBOA=OB, donc le triangle OABOAB est isocèle en OO.

2) a) (0,5 pt) Vérifier que a−cb−c=i\dfrac{a-c}{b-c}=i

Voir la solution

a−c=2+i5−2+5=5+i5=5(1+i)a-c=2+i\sqrt5-2+\sqrt5=\sqrt5+i\sqrt5=\sqrt5(1+i) et b−c=5−i5=5(1−i)b-c=\sqrt5-i\sqrt5=\sqrt5(1-i).

a−cb−c=1+i1−i=(1+i)2(1−i)(1+i)=1+2i−12=2i2=i.\frac{a-c}{b-c}=\frac{1+i}{1-i}=\frac{(1+i)^2}{(1-i)(1+i)}=\frac{1+2i-1}{2}=\frac{2i}{2}=i.

b) (0,5 pt) Déduire la nature du triangle ABCABC

Voir la solution

De a−cb−c=i\dfrac{a-c}{b-c}=i on déduit :

  • ∣a−cb−c∣=∣i∣=1\left|\dfrac{a-c}{b-c}\right|=|i|=1, donc CA=CBCA=CB ;
  • (CB→,CA→)≡arg⁡(i)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{CB},\overrightarrow{CA}\right)\equiv\arg(i)\equiv\dfrac\pi2\ [2\pi].

Donc le triangle ABCABC est rectangle et isocèle en CC.

3) a) (0,5 pt) Déterminer l’affixe du point DD image de BB par la translation de vecteur CA→\overrightarrow{CA}

Voir la solution

L’affixe du vecteur CA→\overrightarrow{CA} est a−c=5+i5a-c=\sqrt5+i\sqrt5.

D=tCA→(B)  ⟺  d=b+(a−c)=2−i5+5+i5=2+5D=t_{\overrightarrow{CA}}(B)\iff d=b+(a-c)=2-i\sqrt5+\sqrt5+i\sqrt5=2+\sqrt5.

Donc d=2+5d=2+\sqrt5.

b) (0,5 pt) Montrer que ADBCADBC est un carré.

Voir la solution

D=tCA→(B)D=t_{\overrightarrow{CA}}(B) donne BD→=CA→\overrightarrow{BD}=\overrightarrow{CA}, donc ADBCADBC est un parallélogramme (on peut aussi vérifier : a+b2=2=c+d2\dfrac{a+b}{2}=2=\dfrac{c+d}{2}, les diagonales [AB][AB] et [CD][CD] ont le même milieu).

De plus, d’après 2) b), CA=CBCA=CB (deux côtés consécutifs égaux) et (CB→,CA→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{CB},\overrightarrow{CA}\right)\equiv\dfrac\pi2\ [2\pi] (angle droit en CC).

Un parallélogramme ayant deux côtés consécutifs égaux et un angle droit est un carré : ADBCADBC est un carré.

4) On pose xn=(a3)nx_n=\left(\dfrac a3\right)^n et yn=11−xny_n=\dfrac{1}{1-x_n}, avec nn un entier naturel non nul.

a) (0,25 pt) Vérifier que xnxn‾=1x_n\overline{x_n}=1

Voir la solution

xnxn‾=∣xn∣2=(∣a∣3)2n=(33)2n=1x_n\overline{x_n}=|x_n|^2=\left(\dfrac{|a|}{3}\right)^{2n}=\left(\dfrac33\right)^{2n}=1.

b) (0,5 pt) Montrer que yn+yn‾=1y_n+\overline{y_n}=1 puis déduire la partie réelle de yny_n

Voir la solution

D’après 4) a), xn≠0x_n\neq0 et xn‾=1xn\overline{x_n}=\dfrac{1}{x_n}. Donc :

yn‾=11−xn‾=11−1xn=xnxn−1=−xn1−xn.\overline{y_n}=\frac{1}{1-\overline{x_n}}=\frac{1}{1-\frac{1}{x_n}}=\frac{x_n}{x_n-1}=-\frac{x_n}{1-x_n}.

D’où :

yn+yn‾=11−xn−xn1−xn=1−xn1−xn=1.y_n+\overline{y_n}=\frac{1}{1-x_n}-\frac{x_n}{1-x_n}=\frac{1-x_n}{1-x_n}=1.

Or yn+yn‾=2 Re(yn)y_n+\overline{y_n}=2\,\mathrm{Re}(y_n), donc Re(yn)=12\mathrm{Re}(y_n)=\dfrac12.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (2 points)

Une urne contient huit boules : quatre boules blanches, trois boules noires et une boule verte. Toutes les boules sont indiscernables au toucher. On tire au hasard successivement et sans remise trois boules de l’urne.

1) (0,25 pt) Vérifier que le nombre de tirages possibles est égal à 336336

Voir la solution

Un tirage successif et sans remise de 3 boules parmi 8 est un arrangement de 3 éléments parmi 8 :

card(Ω)=A83=8×7×6=336.\mathrm{card}(\Omega)=A_8^3=8\times7\times6=336.

2) (0,5 pt) Calculer la probabilité de l’évènement AA : « Tirer trois boules blanches ».

Voir la solution

card(A)=A43=4×3×2=24\mathrm{card}(A)=A_4^3=4\times3\times2=24, donc :

p(A)=24336=114.p(A)=\frac{24}{336}=\frac{1}{14}.

3) (0,75 pt) Montrer que la probabilité de l’évènement BB : « Tirer trois boules de même couleur » est p(B)=556p(B)=\dfrac{5}{56}

Voir la solution

Il n’y a qu’une boule verte : on ne peut pas tirer trois vertes. BB est donc réalisé si on tire trois blanches ou trois noires :

card(B)=A43+A33=24+3×2×1=24+6=30.\mathrm{card}(B)=A_4^3+A_3^3=24+3\times2\times1=24+6=30.

p(B)=30336=556.p(B)=\frac{30}{336}=\frac{5}{56}.

4) (0,5 pt) Calculer la probabilité de l’évènement CC : « Obtenir au moins deux couleurs différentes ».

Voir la solution

Obtenir au moins deux couleurs différentes est le contraire de tirer trois boules de même couleur : C=B‾C=\overline B.

p(C)=1−p(B)=1−556=5156.p(C)=1-p(B)=1-\frac{5}{56}=\frac{51}{56}.

Exercice 4 — Problème (11 points)

Partie I :

La figure ci-contre représente les courbes (Cg)(C_g) et (Ch)(C_h) des fonctions g:x↦x1+xg:x\mapsto\dfrac{x}{1+x} et h:x↦ln⁡(1+x)h:x\mapsto\ln(1+x) sur l’intervalle ]−1,+∞[]-1,+\infty[ et la droite d’équation y=xy=x, dans un même repère orthonormé.

Figure

1) a) (0,5 pt) A partir de cette figure, justifier que : x1+x≤ln⁡(1+x)≤x\dfrac{x}{1+x}\leq\ln(1+x)\leq x, pour tout xx de ]−1,+∞[]-1,+\infty[

Voir la solution

Sur la figure, pour tout x∈]−1,+∞[x\in]-1,+\infty[, la courbe (Cg)(C_g) est en dessous de la courbe (Ch)(C_h), et (Ch)(C_h) est en dessous de la droite d’équation y=xy=x (les trois courbes se touchent à l’origine).

Donc pour tout x∈]−1,+∞[x\in]-1,+\infty[ : g(x)≤h(x)≤xg(x)\leq h(x)\leq x, soit x1+x≤ln⁡(1+x)≤x\dfrac{x}{1+x}\leq\ln(1+x)\leq x.

b) (0,25 pt) En déduire que (1+x)ln⁡(1+x)−x≥0(1+x)\ln(1+x)-x\geq0, pour tout xx de ]−1,+∞[]-1,+\infty[

Voir la solution

Soit x∈]−1,+∞[x\in]-1,+\infty[. D’après 1) a), x1+x≤ln⁡(1+x)\dfrac{x}{1+x}\leq\ln(1+x). Comme 1+x>01+x>0, on multiplie par 1+x1+x sans changer le sens :

x≤(1+x)ln⁡(1+x),donc(1+x)ln⁡(1+x)−x≥0.x\leq(1+x)\ln(1+x),\quad\text{donc}\quad(1+x)\ln(1+x)-x\geq0.

c) (0,5 pt) Prouver que ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)≤0e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)\leq0, pour tout xx de R\mathbb{R}

Voir la solution

Soit x∈Rx\in\mathbb{R}. On pose t=ext=e^x ; on a t>0>−1t>0>-1, donc t∈]−1,+∞[t\in]-1,+\infty[ et, d’après 1) b) :

(1+t)ln⁡(1+t)−t≥0,soit(1+ex)ln⁡(1+ex)−ex≥0.(1+t)\ln(1+t)-t\geq0,\quad\text{soit}\quad\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)-e^x\geq0.

Donc ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)≤0e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)\leq0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

2) Soit (un)(u_n) la suite numérique définie par u0=1u_0=1 et la relation un+1=g(un)u_{n+1}=g(u_n), pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}

a) (0,5 pt) Montrer par récurrence que 0<un≤10<u_n\leq1, pour tout nn de N\mathbb{N}

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 0<un≤10<u_n\leq1 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=1u_0=1 et 0<1≤10<1\leq1 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 0<un≤10<u_n\leq1 et on montre que 0<un+1≤10<u_{n+1}\leq1.

On a un+1=un1+unu_{n+1}=\dfrac{u_n}{1+u_n} avec un>0u_n>0 et 1+un>01+u_n>0, donc un+1>0u_{n+1}>0.

De plus un<1+unu_n<1+u_n, donc un1+un<1\dfrac{u_n}{1+u_n}<1, soit un+1<1u_{n+1}<1.

Donc 0<un+1≤10<u_{n+1}\leq1 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 0<un≤10<u_n\leq1.

b) (0,5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante. (On peut utiliser la question 1) a))

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. D’après 2) a), un∈]0,1]⊂]−1,+∞[u_n\in]0,1]\subset]-1,+\infty[, donc d’après 1) a) :

un+1=un1+un≤ln⁡(1+un)≤un.u_{n+1}=\frac{u_n}{1+u_n}\leq\ln(1+u_n)\leq u_n.

Donc un+1≤unu_{n+1}\leq u_n pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : la suite (un)(u_n) est décroissante.

c) (0,25 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est décroissante (2) b)) et minorée par 00 (2) a)), donc elle est convergente.

d) (0,75 pt) Déterminer la limite de (un)(u_n).

Voir la solution

Soit ℓ\ell la limite de (un)(u_n).

  • La fonction gg est continue sur I=[0,1]I=[0,1] (fonction rationnelle définie sur ]−1,+∞[]-1,+\infty[) ;
  • gg est croissante sur II (g′(x)=1(1+x)2>0g'(x)=\dfrac{1}{(1+x)^2}>0), donc g(I)=[g(0),g(1)]=[0,12]⊂Ig(I)=[g(0),g(1)]=\left[0,\dfrac12\right]\subset I ;
  • u0=1∈Iu_0=1\in I et un+1=g(un)u_{n+1}=g(u_n) ;
  • (un)(u_n) est convergente.

Donc ℓ∈I\ell\in I et ℓ\ell est solution de l’équation g(x)=xg(x)=x :

ℓ1+ℓ=ℓ  ⟺  ℓ=ℓ(1+ℓ)  ⟺  ℓ2=0  ⟺  ℓ=0.\frac{\ell}{1+\ell}=\ell\iff\ell=\ell(1+\ell)\iff\ell^2=0\iff\ell=0.

Donc lim⁡n→+∞un=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=0.

Partie II :

On considère la fonction numérique ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=e−xln⁡(1+ex)f(x)=e^{-x}\ln\left(1+e^x\right).

Soit (Cf)(C_f) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec i,\vec j).

1) a) (0,5 pt) Calculer f(0)f(0) et vérifier que f(x)>0f(x)>0, pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}

Voir la solution

f(0)=e0ln⁡(1+e0)=ln⁡2f(0)=e^{0}\ln\left(1+e^0\right)=\ln2.

Soit x∈Rx\in\mathbb{R} : ex>0e^x>0 donc 1+ex>11+e^x>1 et ln⁡(1+ex)>0\ln\left(1+e^x\right)>0 ; de plus e−x>0e^{-x}>0. Donc f(x)>0f(x)>0.

b) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→−∞f(x)=1\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=1 puis donner une interprétation géométrique de ce résultat.

Voir la solution

f(x)=ln⁡(1+ex)exf(x)=\dfrac{\ln\left(1+e^x\right)}{e^x}. On pose t=ext=e^x : quand x→−∞x\to-\infty, t→0+t\to0^+, et

lim⁡x→−∞f(x)=lim⁡t→0+ln⁡(1+t)t=1.\lim_{x\to-\infty}f(x)=\lim_{t\to0^+}\frac{\ln(1+t)}{t}=1.

Interprétation : la droite d’équation y=1y=1 est une asymptote horizontale à (Cf)(C_f) au voisinage de −∞-\infty.

c) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0, puis donner une interprétation géométrique de ce résultat.

Voir la solution

Avec t=ext=e^x : quand x→+∞x\to+\infty, t→+∞t\to+\infty. Pour t>0t>0 :

ln⁡(1+t)t=ln⁡(1+t)1+t×1+tt.\frac{\ln(1+t)}{t}=\frac{\ln(1+t)}{1+t}\times\frac{1+t}{t}.

Or lim⁡t→+∞ln⁡(1+t)1+t=lim⁡X→+∞ln⁡XX=0\displaystyle\lim_{t\to+\infty}\frac{\ln(1+t)}{1+t}=\lim_{X\to+\infty}\frac{\ln X}{X}=0 et lim⁡t→+∞1+tt=1\displaystyle\lim_{t\to+\infty}\frac{1+t}{t}=1. Donc lim⁡x→+∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0.

Interprétation : l’axe des abscisses (droite d’équation y=0y=0) est une asymptote horizontale à (Cf)(C_f) au voisinage de +∞+\infty.

2) a) (0,5 pt) Montrer que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=11+ex−e−xln⁡(1+ex)f'(x)=\dfrac{1}{1+e^x}-e^{-x}\ln\left(1+e^x\right)

Voir la solution

ff est dérivable sur R\mathbb{R} (produit et composée de fonctions dérivables, avec 1+ex>01+e^x>0). Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} :

f′(x)=−e−xln⁡(1+ex)+e−x×ex1+ex=11+ex−e−xln⁡(1+ex).f'(x)=-e^{-x}\ln\left(1+e^x\right)+e^{-x}\times\frac{e^x}{1+e^x}=\frac{1}{1+e^x}-e^{-x}\ln\left(1+e^x\right).

b) (0,5 pt) Vérifier que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)ex(1+ex)f'(x)=\dfrac{e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)}{e^x\left(1+e^x\right)}

Voir la solution

On réduit au même dénominateur ex(1+ex)e^x\left(1+e^x\right) :

f′(x)=exex(1+ex)−(1+ex)ln⁡(1+ex)ex(1+ex)=ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)ex(1+ex).f'(x)=\frac{e^x}{e^x\left(1+e^x\right)}-\frac{\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)}{e^x\left(1+e^x\right)}=\frac{e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)}{e^x\left(1+e^x\right)}.

c) (0,5 pt) Déduire que ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R} (On peut utiliser la question 1-c) de la partie I)

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, ex(1+ex)>0e^x\left(1+e^x\right)>0, donc f′(x)f'(x) a le signe de ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right), qui est ≤0\leq0 d’après I) 1) c). Donc f′(x)≤0f'(x)\leq0 sur R\mathbb{R}.

L’inégalité est même stricte : soit φ(t)=(1+t)ln⁡(1+t)−t\varphi(t)=(1+t)\ln(1+t)-t pour t≥0t\geq0. On a φ′(t)=ln⁡(1+t)+1−1=ln⁡(1+t)>0\varphi'(t)=\ln(1+t)+1-1=\ln(1+t)>0 pour t>0t>0, donc φ\varphi est strictement croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[ et φ(t)>φ(0)=0\varphi(t)>\varphi(0)=0 pour t>0t>0. Avec t=ex>0t=e^x>0, on obtient ex−(1+ex)ln⁡(1+ex)<0e^x-\left(1+e^x\right)\ln\left(1+e^x\right)<0, donc f′(x)<0f'(x)<0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

Donc ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R}, de 11 (en −∞-\infty) à 00 (en +∞+\infty).

3) a) (0,5 pt) Déterminer l’équation de la tangente (T)(T) à la courbe (Cf)(C_f) au point d’abscisse 00

Voir la solution

f(0)=ln⁡2f(0)=\ln2 et, d’après 2) a), f′(0)=11+1−e0ln⁡2=12−ln⁡2f'(0)=\dfrac{1}{1+1}-e^0\ln2=\dfrac12-\ln2.

(T): y=f′(0)(x−0)+f(0),soit(T): y=(12−ln⁡2)x+ln⁡2.(T):\ y=f'(0)(x-0)+f(0),\quad\text{soit}\quad(T):\ y=\left(\frac12-\ln2\right)x+\ln2.

b) (0,25 pt) Vérifier que la tangente (T)(T) passe par le point A(1,12)A\left(1,\dfrac12\right)

Voir la solution

Pour x=1x=1 : y=12−ln⁡2+ln⁡2=12y=\dfrac12-\ln2+\ln2=\dfrac12. Donc A(1,12)∈(T)A\left(1,\dfrac12\right)\in(T).

c) (0,75 pt) Construire (T)(T) et la courbe (Cf)(C_f) dans le repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec i,\vec j). (On prend ln⁡2≈0,7\ln2\approx0,7)

Voir la solution

(T)(T) passe par (0 ; ln⁡2)≈(0 ; 0,7)(0\,;\,\ln2)\approx(0\,;\,0,7) et A(1 ; 12)A\left(1\,;\,\frac12\right). (Cf)(C_f) est décroissante, d’asymptotes y=1y=1 en −∞-\infty et y=0y=0 en +∞+\infty, et passe par (0 ; 0,7)(0\,;\,0,7).

Figure

4) a) (0,5 pt) Montrer que ff admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur un intervalle JJ que l’on déterminera. (Il n’est pas demandé de déterminer f−1(x)f^{-1}(x))

Voir la solution

ff est continue et strictement décroissante sur R\mathbb{R}, donc elle admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur :

J=f(R)=]lim⁡x→+∞f(x) , lim⁡x→−∞f(x)[=]0,1[.J=f(\mathbb{R})=\left]\lim_{x\to+\infty}f(x)\ ,\ \lim_{x\to-\infty}f(x)\right[=]0,1[.

b) (0,5 pt) Vérifier que f−1f^{-1} est dérivable en ln⁡2\ln2 et calculer (f−1)′(ln⁡2)\left(f^{-1}\right)'(\ln2)

Voir la solution

f(0)=ln⁡2f(0)=\ln2, donc f−1(ln⁡2)=0f^{-1}(\ln2)=0. ff est dérivable en 00 et f′(0)=12−ln⁡2≠0f'(0)=\dfrac12-\ln2\neq0 (car ln⁡2≈0,7\ln2\approx0,7).

Donc f−1f^{-1} est dérivable en ln⁡2\ln2 et :

(f−1)′(ln⁡2)=1f′(f−1(ln⁡2))=1f′(0)=112−ln⁡2=21−2ln⁡2.\left(f^{-1}\right)'(\ln2)=\frac{1}{f'\left(f^{-1}(\ln2)\right)}=\frac{1}{f'(0)}=\frac{1}{\frac12-\ln2}=\frac{2}{1-2\ln2}.

5) Soit λ\lambda un réel strictement positif.

a) (0,25 pt) Vérifier que 11+ex=e−x1+e−x\dfrac{1}{1+e^x}=\dfrac{e^{-x}}{1+e^{-x}}, pour tout xx de R\mathbb{R}

Voir la solution

Soit x∈Rx\in\mathbb{R}. On multiplie le numérateur et le dénominateur par e−x≠0e^{-x}\neq0 :

11+ex=e−xe−x+e−xex=e−x1+e−x.\frac{1}{1+e^x}=\frac{e^{-x}}{e^{-x}+e^{-x}e^x}=\frac{e^{-x}}{1+e^{-x}}.

b) (0,5 pt) Montrer que ∫0λ11+ex dx=ln⁡(2)−ln⁡(1+e−λ)\displaystyle\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx=\ln(2)-\ln\left(1+e^{-\lambda}\right)

Voir la solution

La fonction u:x↦1+e−xu:x\mapsto1+e^{-x} est dérivable et strictement positive, avec u′(x)=−e−xu'(x)=-e^{-x}. D’après 5) a) :

∫0λ11+ex dx=∫0λe−x1+e−x dx=−∫0λu′(x)u(x) dx=[−ln⁡(1+e−x)]0λ=−ln⁡(1+e−λ)+ln⁡2.\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx=\int_0^\lambda\frac{e^{-x}}{1+e^{-x}}\,dx=-\int_0^\lambda\frac{u'(x)}{u(x)}\,dx=\Big[-\ln\left(1+e^{-x}\right)\Big]_0^\lambda=-\ln\left(1+e^{-\lambda}\right)+\ln2.

Donc ∫0λ11+ex dx=ln⁡(2)−ln⁡(1+e−λ)\displaystyle\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx=\ln(2)-\ln\left(1+e^{-\lambda}\right).

c) (0,5 pt) Montrer que ∫0λf(x) dx=ln⁡(2)−f(λ)+∫0λ11+ex dx\displaystyle\int_0^\lambda f(x)\,dx=\ln(2)-f(\lambda)+\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx (Remarquer que f(x)=11+ex−f′(x)f(x)=\dfrac{1}{1+e^x}-f'(x))

Voir la solution

D’après 2) a), f′(x)=11+ex−f(x)f'(x)=\dfrac{1}{1+e^x}-f(x), donc f(x)=11+ex−f′(x)f(x)=\dfrac{1}{1+e^x}-f'(x) pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}. Par linéarité :

∫0λf(x) dx=∫0λ11+ex dx−[f(x)]0λ=∫0λ11+ex dx−f(λ)+f(0).\int_0^\lambda f(x)\,dx=\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx-\Big[f(x)\Big]_0^\lambda=\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx-f(\lambda)+f(0).

Comme f(0)=ln⁡2f(0)=\ln2 : ∫0λf(x) dx=ln⁡(2)−f(λ)+∫0λ11+ex dx\displaystyle\int_0^\lambda f(x)\,dx=\ln(2)-f(\lambda)+\int_0^\lambda\frac{1}{1+e^x}\,dx.

d) (0,5 pt) Déduire en fonction de λ\lambda, l’aire AλA_\lambda de la partie du plan délimitée par la courbe (Cf)(C_f), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=0x=0 et x=λx=\lambda

Voir la solution

f>0f>0 sur [0,λ][0,\lambda] (1) a)), donc, en unité d’aire (u.a.), avec 5) b) et 5) c) :

Aλ=∫0λf(x) dx=ln⁡2−f(λ)+ln⁡2−ln⁡(1+e−λ)=2ln⁡2−e−λln⁡(1+eλ)−ln⁡(1+e−λ) u.a.A_\lambda=\int_0^\lambda f(x)\,dx=\ln2-f(\lambda)+\ln2-\ln\left(1+e^{-\lambda}\right)=2\ln2-e^{-\lambda}\ln\left(1+e^{\lambda}\right)-\ln\left(1+e^{-\lambda}\right)\ \text{u.a.}

e) (0,5 pt) Calculer lim⁡λ→+∞Aλ\displaystyle\lim_{\lambda\to+\infty}A_\lambda

Voir la solution

D’après 1) c), lim⁡λ→+∞f(λ)=0\displaystyle\lim_{\lambda\to+\infty}f(\lambda)=0. De plus lim⁡λ→+∞e−λ=0\displaystyle\lim_{\lambda\to+\infty}e^{-\lambda}=0, donc lim⁡λ→+∞ln⁡(1+e−λ)=ln⁡1=0\displaystyle\lim_{\lambda\to+\infty}\ln\left(1+e^{-\lambda}\right)=\ln1=0.

Donc lim⁡λ→+∞Aλ=2ln⁡2\displaystyle\lim_{\lambda\to+\infty}A_\lambda=2\ln2 u.a.

← Tous les examens nationaux

← Retour aux chapitres 2BAC PC SVT