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Examen national 2023 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2023

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française Code RS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Suites numériques3 points
Exercice 2Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 3Nombres complexes3 points
Exercice 4Calcul des probabilités3 points
ProblèmeEtude des fonctions numériques et calcul intégral8 points
  • On désigne par z‾\overline{z} le conjugué du nombre complexe zz et par ∣z∣|z| son module.
  • Ln désigne la fonction logarithme népérien

Exercice 1 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par : u0=0etun+1=un−22un+5,pour tout entier naturel n.u_0=0\quad\text{et}\quad u_{n+1}=\dfrac{u_n-2}{2u_n+5},\quad\text{pour tout entier naturel }n.

1) (0,5 pt) Montrer que pour tout entier naturel nn : un>−1u_n>-1.

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « un>−1u_n>-1 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=0>−1u_0=0>-1 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose un>−1u_n>-1 et on montre que un+1>−1u_{n+1}>-1.

un+1+1=un−22un+5+1=un−2+2un+52un+5=3(un+1)2un+5.u_{n+1}+1=\frac{u_n-2}{2u_n+5}+1=\frac{u_n-2+2u_n+5}{2u_n+5}=\frac{3(u_n+1)}{2u_n+5}.

Par hypothèse de récurrence, un>−1u_n>-1, donc un+1>0u_n+1>0 et 2un+5>3>02u_n+5>3>0. Ainsi un+1+1>0u_{n+1}+1>0, soit un+1>−1u_{n+1}>-1 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un>−1u_n>-1.

2) (0,5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante, puis déduire que (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N} :

un+1−un=un−22un+5−un=un−2−un(2un+5)2un+5=un−2−2un2−5un2un+5=−2un2−4un−22un+5=−2(un+1)22un+5.u_{n+1}-u_n=\frac{u_n-2}{2u_n+5}-u_n=\frac{u_n-2-u_n(2u_n+5)}{2u_n+5}=\frac{u_n-2-2u_n^2-5u_n}{2u_n+5}=\frac{-2u_n^2-4u_n-2}{2u_n+5}=\frac{-2(u_n+1)^2}{2u_n+5}.

D’après 1), un>−1u_n>-1, donc (un+1)2>0(u_n+1)^2>0 et 2un+5>02u_n+5>0. Ainsi un+1−un<0u_{n+1}-u_n<0 : la suite (un)(u_n) est décroissante.

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par −1-1 : elle est convergente.

3) On pose : vn=31+unv_n=\dfrac{3}{1+u_n}, pour tout entier naturel nn.

a) (0,5 pt) Montrer que (vn)(v_n) est une suite arithmétique de raison 22 puis déterminer son premier terme.

Voir la solution

La suite (vn)(v_n) est bien définie d’après 1). Soit n∈Nn\in\mathbb{N} :

vn+1−vn=31+un+1−31+un=31+un−22un+5−31+un=32un+5+un−22un+5−31+un=3(2un+5)3(un+1)−31+un=2un+5un+1−3un+1=2un+2un+1=2.v_{n+1}-v_n=\frac{3}{1+u_{n+1}}-\frac{3}{1+u_n}=\frac{3}{1+\dfrac{u_n-2}{2u_n+5}}-\frac{3}{1+u_n}=\frac{3}{\dfrac{2u_n+5+u_n-2}{2u_n+5}}-\frac{3}{1+u_n}=\frac{3(2u_n+5)}{3(u_n+1)}-\frac{3}{1+u_n}=\frac{2u_n+5}{u_n+1}-\frac{3}{u_n+1}=\frac{2u_n+2}{u_n+1}=2.

Donc (vn)(v_n) est une suite arithmétique de raison r=2r=2 et de premier terme v0=31+0=3v_0=\dfrac{3}{1+0}=3.

b) (0,5 pt) Exprimer unu_n en fonction de nn, pour tout nn de N\mathbb{N} et déduire la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : vn=v0+nr=3+2nv_n=v_0+nr=3+2n.

Or vn=31+unv_n=\dfrac{3}{1+u_n}, donc 1+un=3vn1+u_n=\dfrac{3}{v_n} et un=33+2n−1=3−(3+2n)3+2n=−2n3+2n.u_n=\frac{3}{3+2n}-1=\frac{3-(3+2n)}{3+2n}=\frac{-2n}{3+2n}.

Ainsi lim⁡n→+∞un=lim⁡n→+∞−2n3+2n=−1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\lim_{n\to+\infty}\frac{-2n}{3+2n}=-1.

4) On pose wn=e3−vnw_n=e^{3-v_n} et Sn=w0+w1+⋯+wnS_n=w_0+w_1+\cdots+w_n, pour tout nn de N\mathbb{N}.

a) (0,5 pt) Montrer que (wn)(w_n) est une suite géométrique et déterminer sa raison et son premier terme.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Comme vn+1=vn+2v_{n+1}=v_n+2 :

wn+1=e3−vn+1=e3−(vn+2)=e3−vn−2=e−2 e3−vn=e−2 wn.w_{n+1}=e^{3-v_{n+1}}=e^{3-(v_n+2)}=e^{3-v_n-2}=e^{-2}\,e^{3-v_n}=e^{-2}\,w_n.

Donc (wn)(w_n) est une suite géométrique de raison q=e−2q=e^{-2} et de premier terme w0=e3−v0=e3−3=1w_0=e^{3-v_0}=e^{3-3}=1.

b) (0,5 pt) Calculer la limite de la somme SnS_n.

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : Sn=w01−qn+11−q=1−(e−2)n+11−e−2=1−e−2(n+1)1−e−2.S_n=w_0\frac{1-q^{n+1}}{1-q}=\frac{1-\bigl(e^{-2}\bigr)^{n+1}}{1-e^{-2}}=\frac{1-e^{-2(n+1)}}{1-e^{-2}}.

Comme 0<e−2<10<e^{-2}<1, on a lim⁡n→+∞e−2(n+1)=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}e^{-2(n+1)}=0, donc lim⁡n→+∞Sn=11−e−2=e2e2−1.\lim_{n\to+\infty}S_n=\frac{1}{1-e^{-2}}=\frac{e^{2}}{e^{2}-1}.

Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(2,1,2)A(2,1,2), B(−2,0,5)B(-2,0,5), C(4,−5,7)C(4,-5,7) et Ω(1,−1,0)\Omega(1,-1,0). On pose u⃗=ΩA→\vec{u}=\overrightarrow{\Omega A}.

Soit (S)(S) la sphère de centre Ω\Omega et de rayon R=3R=3.

1) a) (0,5 pt) Montrer que AB→∧AC→=13u⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=13\vec{u} et en déduire que les points AA, BB et CC ne sont pas alignés.

Voir la solution

On a AB→(−4,−1,3)\overrightarrow{AB}(-4,-1,3), AC→(2,−6,5)\overrightarrow{AC}(2,-6,5) et ΩA→(1,2,2)\overrightarrow{\Omega A}(1,2,2), donc u⃗(1,2,2)\vec{u}(1,2,2).

AB→∧AC→=∣−13−65∣i⃗−∣−4325∣j⃗+∣−4−12−6∣k⃗=(−5+18)i⃗−(−20−6)j⃗+(24+2)k⃗=(13,26,26)=13u⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}-1&3\\-6&5\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}-4&3\\2&5\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}-4&-1\\2&-6\end{vmatrix}\vec{k}=(-5+18)\vec{i}-(-20-6)\vec{j}+(24+2)\vec{k}=(13,26,26)=13\vec{u}.

Comme AB→∧AC→≠0⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}\neq\vec{0}, les points AA, BB et CC ne sont pas alignés.

b) (0,25 pt) Vérifier que x+2y+z−8=0x+2y+z-8=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

Voir la solution

D’après 1) a), AB→∧AC→=(13,26,26)\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=(13,26,26), donc un vecteur normal au plan (ABC)(ABC) est n⃗(1,2,2)\vec{n}(1,2,2). En passant par A(2,1,2)A(2,1,2) :

1(x−2)+2(y−1)+2(z−2)=0  ⟺  x+2y+2z−8=0.1(x-2)+2(y-1)+2(z-2)=0\iff x+2y+2z-8=0.

On vérifie : AA : 2+2+4−8=02+2+4-8=0 ; BB : −2+0+10−8=0-2+0+10-8=0 ; CC : 4−10+14−8=04-10+14-8=0.

Donc x+2y+2z−8=0x+2y+2z-8=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC). (L’énoncé officiel imprimé comporte une coquille sur le coefficient de zz, qui vaut 22 et non 11.)

c) (0,5 pt) Montrer que le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S) au point AA.

Voir la solution

d(Ω,(ABC))=∣1+2(−1)+2(0)−8∣1+4+4=∣−9∣3=3=R.d(\Omega,(ABC))=\frac{|1+2(-1)+2(0)-8|}{\sqrt{1+4+4}}=\frac{|-9|}{3}=3=R.

De plus ∥ΩA→∥=1+4+4=3=R\|\overrightarrow{\Omega A}\|=\sqrt{1+4+4}=3=R, donc A∈(S)A\in(S). Ainsi le plan (ABC)(ABC) est tangent à (S)(S) au point AA.

2) Soient (P)(P) le plan d’équation cartésienne 3x+4y+z+1=03x+4y+z+1=0 et (Δ)(\Delta) la droite passant par le point AA et orthogonale au plan (P)(P).

a) (0,5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) coupe le plan (P)(P) au point H(12,−1,32)H\bigl(\dfrac12,-1,\dfrac32\bigr).

Voir la solution

Un vecteur directeur de (Δ)(\Delta) est n⃗P(3,4,1)\vec{n}_P(3,4,1). Une représentation paramétrique de (Δ)(\Delta) est : x=2+3t,y=1+4t,z=2+t,t∈R.x=2+3t,\quad y=1+4t,\quad z=2+t,\quad t\in\mathbb{R}.

Le point d’intersection avec (P)(P) vérifie : 3(2+3t)+4(1+4t)+(2+t)+1=0  ⟺  6+9t+4+16t+2+t+1=0  ⟺  13+26t=0  ⟺  t=−12.3(2+3t)+4(1+4t)+(2+t)+1=0\iff6+9t+4+16t+2+t+1=0\iff13+26t=0\iff t=-\frac12.

Donc x=2−32=12x=2-\dfrac32=\dfrac12, y=1−2=−1y=1-2=-1, z=2−12=32z=2-\dfrac12=\dfrac32 : le point d’intersection est H(12,−1,32)H\bigl(\dfrac12,-1,\dfrac32\bigr).

b) (0,5 pt) Déterminer les coordonnées du point DD tel que HH soit milieu du segment [AD][AD].

Voir la solution

HH milieu de [AD][AD] : OH→=OA→+OD→2\overrightarrow{OH}=\dfrac{\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{OD}}{2}, donc D=2H−A=(1,−2,3)−(2,1,2)=(−1,−3,1).D=2H-A=\bigl(1,-2,3\bigr)-(2,1,2)=(-1,-3,1).

3) Soit (Q)(Q) le plan passant par le point DD et de vecteur normal ΩD→\overrightarrow{\Omega D}.

a) (0,25 pt) Montrer que le plan (Q)(Q) est tangent à la sphère (S)(S) en DD.

Voir la solution

ΩD→=(−1−1,−3−(−1),1−0)=(−2,−2,1)\overrightarrow{\Omega D}=(-1-1,-3-(-1),1-0)=(-2,-2,1), donc ∥ΩD→∥=4+4+1=3=R\|\overrightarrow{\Omega D}\|=\sqrt{4+4+1}=3=R : D∈(S)D\in(S).

Le plan (Q)(Q) passe par DD et a pour vecteur normal ΩD→\overrightarrow{\Omega D}, donc il est orthogonal au rayon [ΩD][\Omega D] : il est tangent à (S)(S) en DD.

b) (0,5 pt) Montrer que les plans (Q)(Q) et (ABC)(ABC) se coupent suivant la droite (BC)(BC).

Voir la solution

Une équation de (Q)(Q) : −2(x+1)−2(y+3)+1(z−1)=0  ⟺  −2x−2y+z−9=0  ⟺  2x+2y−z+9=0-2(x+1)-2(y+3)+1(z-1)=0\iff -2x-2y+z-9=0\iff 2x+2y-z+9=0.

On vérifie que BB et CC appartiennent à (Q)(Q) :

  • B(−2,0,5)B(-2,0,5) : 2(−2)+2(0)−5+9=−4−5+9=02(-2)+2(0)-5+9=-4-5+9=0 ;
  • C(4,−5,7)C(4,-5,7) : 2(4)+2(−5)−7+9=8−10−7+9=02(4)+2(-5)-7+9=8-10-7+9=0.

Or B,C∈(ABC)B,C\in(ABC) d’après 1). Donc BB et CC appartiennent à (Q)∩(ABC)(Q)\cap(ABC). Comme B≠CB\neq C, l’intersection des deux plans (non parallèles) est une droite, qui est nécessairement (BC)(BC).

Exercice 3 — Nombres complexes (3 points)

1) On considère le nombre complexe a=32+32ia=\dfrac{\sqrt{3}}{2}+\dfrac{3}{2}i.

a) (0,25 pt) Montrer que : a=3(cos⁡π3+isin⁡π3)a=\sqrt{3}\left(\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}\right).

Voir la solution

∣a∣=34+94=3|a|=\sqrt{\dfrac{3}{4}+\dfrac{9}{4}}=\sqrt{3}. De plus Re⁡(a)>0\operatorname{Re}(a)>0 et Im⁡(a)>0\operatorname{Im}(a)>0, et tan⁡(arg⁡(a))=3/23/2=3,\tan\bigl(\arg(a)\bigr)=\frac{3/2}{\sqrt{3}/2}=\sqrt{3}, donc arg⁡(a)=π3\arg(a)=\dfrac{\pi}{3}. Ainsi a=3(cos⁡π3+isin⁡π3)a=\sqrt{3}\left(\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}\right).

b) (0,25 pt) Déduire que a2022a^{2022} est un nombre réel.

Voir la solution

a2022=(3)2022(cos⁡2022π3+isin⁡2022π3)=31011(cos⁡(674π)+isin⁡(674π)).a^{2022}=\bigl(\sqrt{3}\bigr)^{2022}\left(\cos\frac{2022\pi}{3}+i\sin\frac{2022\pi}{3}\right)=3^{1011}\bigl(\cos(674\pi)+i\sin(674\pi)\bigr).

Or 674π=337⋅2π674\pi=337\cdot 2\pi, donc cos⁡(674π)=1\cos(674\pi)=1 et sin⁡(674π)=0\sin(674\pi)=0. Ainsi a2022=31011∈Ra^{2022}=3^{1011}\in\mathbb{R}.

2) (0,5 pt) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O;\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA et BB d’affixes respectives aa et a‾\overline{a}. Déterminer une mesure de l’angle de la rotation RR de centre OO et qui transforme BB en AA.

Voir la solution

La rotation de centre OO qui envoie BB sur AA a pour angle θ=arg⁡(aa‾)=arg⁡(a)−arg⁡(a‾)=π3−(−π3)=2π3\theta=\arg\left(\dfrac{a}{\overline{a}}\right)=\arg(a)-\arg(\overline{a})=\dfrac{\pi}{3}-\bigl(-\dfrac{\pi}{3}\bigr)=\dfrac{2\pi}{3}.

3) On considère dans l’ensemble C\mathbb{C}, l’équation (Eα):z2−3 z+α=0(E_{\alpha}):z^{2}-\sqrt{3}\,z+\alpha=0 où α\alpha est un nombre réel non nul. On suppose que l’équation (Eα)(E_{\alpha}) admet deux racines complexes conjuguées non réelles zz et z‾\overline{z}.

Soient les points M(z)M(z), N(z‾)N(\overline{z}) et P(3)P(\sqrt{3}) du plan complexe. Sans résoudre l’équation (Eα)(E_{\alpha}) :

a) (0,5 pt) Justifier que α>34\alpha>\dfrac{3}{4} et que α=zz‾\alpha=z\overline{z}.

Voir la solution

Le discriminant est Δ=3−4α\Delta=3-4\alpha. Les racines sont non réelles si et seulement si Δ<0\Delta<0, soit α>34\alpha>\dfrac{3}{4}.

D’après les relations entre coefficients et racines, le produit des racines est α\alpha, donc α=zz‾\alpha=z\overline{z}.

b) (0,5 pt) Montrer que ∣z∣=∣z−3∣|z|=|z-\sqrt{3}|.

Voir la solution

La somme des racines est z+z‾=3z+\overline{z}=\sqrt{3}. Or ∣z−3∣2=(z−3)(z‾−3)=∣z∣2−3(z+z‾)+3=α−3+3=α=∣z∣2.|z-\sqrt{3}|^{2}=(z-\sqrt{3})(\overline{z}-\sqrt{3})=|z|^{2}-\sqrt{3}(z+\overline{z})+3=\alpha-3+3=\alpha=|z|^{2}.

Donc ∣z∣=∣z−3∣|z|=|z-\sqrt{3}|.

c) (0,5 pt) En déduire que les points MM et NN appartiennent à la médiatrice (Δ)(\Delta) du segment [OP][OP].

Voir la solution

∣z∣=∣z−3∣|z|=|z-\sqrt{3}| signifie OM=PMOM=PM : MM est équidistant de OO et de PP, donc MM appartient à la médiatrice (Δ)(\Delta) de [OP][OP].

De même ∣z‾∣=∣z‾−3∣| \overline{z} |=| \overline{z}-\sqrt{3} | (car ∣z‾∣=∣z∣|\overline{z}|=|z| et le même calcul), donc N∈(Δ)N\in(\Delta).

d) (0,5 pt) Déterminer la valeur de α\alpha pour laquelle ∣z−3∣=3|z-\sqrt{3}|=\sqrt{3} et déduire dans ce cas les points d’intersection de la droite (Δ)(\Delta) et le cercle de centre PP et de rayon 3\sqrt{3}.

Voir la solution

D’après b), ∣z−3∣=3  ⟺  ∣z∣=3  ⟺  α=∣z∣2=3|z-\sqrt{3}|=\sqrt{3}\iff|z|=\sqrt{3}\iff\alpha=|z|^{2}=3.

La médiatrice (Δ)(\Delta) de [OP][OP] a pour équation x=32x=\dfrac{\sqrt{3}}{2}. Le cercle de centre P(3,0)P(\sqrt{3},0) et de rayon 3\sqrt{3} a pour équation (x−3)2+y2=3\bigl(x-\sqrt{3}\bigr)^{2}+y^{2}=3.

En x=32x=\dfrac{\sqrt{3}}{2} : (32−3)2+y2=3  ⟺  (−32)2+y2=3  ⟺  34+y2=3  ⟺  y2=94  ⟺  y=±32.\Bigl(\frac{\sqrt{3}}{2}-\sqrt{3}\Bigr)^{2}+y^{2}=3\iff\Bigl(-\frac{\sqrt{3}}{2}\Bigr)^{2}+y^{2}=3\iff\frac{3}{4}+y^{2}=3\iff y^{2}=\frac{9}{4}\iff y=\pm\frac{3}{2}.

Les points d’intersection sont (32,32)\Bigl(\dfrac{\sqrt{3}}{2},\dfrac{3}{2}\Bigr) et (32,−32)\Bigl(\dfrac{\sqrt{3}}{2},-\dfrac{3}{2}\Bigr).

Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient quatre boules blanches et deux boules noires, indiscernables au toucher.

1) On tire au hasard et simultanément deux boules de l’urne.

a) (0,5 pt) Calculer la probabilité de l’événement AA : « tirer au moins une boule noire ».

Voir la solution

Le nombre de tirages possibles est (62)=15\dbinom{6}{2}=15.

L’événement contraire A‾\overline{A} est « tirer deux boules blanches » : Card⁡(A‾)=(42)=6\operatorname{Card}(\overline{A})=\dbinom{4}{2}=6, donc p(A‾)=615=25p(\overline{A})=\dfrac{6}{15}=\dfrac{2}{5}.

Ainsi p(A)=1−25=35p(A)=1-\dfrac{2}{5}=\dfrac{3}{5}.

b) (0,5 pt) Soit l’événement BB : « obtenir deux boules de même couleur ». Montrer que p(B)=715p(B)=\dfrac{7}{15}.

Voir la solution

Card⁡(B)=(42)+(22)=6+1=7\operatorname{Card}(B)=\dbinom{4}{2}+\dbinom{2}{2}=6+1=7, donc p(B)=715p(B)=\dfrac{7}{15}.

c) (0,5 pt) On répète cette expérience cinq fois en remettant dans l’urne les boules tirées, après chaque tirage. Quelle est la probabilité pour que l’événement BB soit réalisé exactement trois fois ?

Voir la solution

On a une épreuve de Bernoulli de paramètre p=715p=\dfrac{7}{15}, répétée 55 fois de façon indépendante. Soit YY le nombre de réalisations de BB : Y∼B(5,715)Y\sim\mathcal{B}\bigl(5,\dfrac{7}{15}\bigr).

p(Y=3)=(53)(715)3(815)2=10⋅73⋅82155=10⋅343⋅64759375=219520759375.p(Y=3)=\dbinom{5}{3}\left(\frac{7}{15}\right)^{3}\left(\frac{8}{15}\right)^{2}=10\cdot\frac{7^{3}\cdot 8^{2}}{15^{5}}=\frac{10\cdot 343\cdot 64}{759375}=\frac{219520}{759375}.

2) Dans cette question, on tire des boules de l’urne, une après l’autre et sans remise et on arrête le tirage lorsqu’on obtient une boule blanche pour la première fois. Soit XX la variable aléatoire qui est égale au nombre de tirages effectués dans cette expérience.

a) (0,25 pt) Justifier que les valeurs prises par XX sont : 11 ; 22 ; et 33.

Voir la solution

Il y a 22 boules noires et 44 boules blanches. On s’arrête à la première boule blanche. Au pire, on tire les 22 noires puis une blanche : X≤3X\leq 3. De plus X≥1X\geq 1. Donc X∈{1,2,3}X\in\{1,2,3\}.

b) (0,25 pt) Montrer que p(X=2)=415p(X=2)=\dfrac{4}{15}.

Voir la solution

(X=2)(X=2) signifie : première boule noire, puis deuxième boule blanche. p(X=2)=26⋅45=830=415.p(X=2)=\frac{2}{6}\cdot\frac{4}{5}=\frac{8}{30}=\frac{4}{15}.

c) (0,5 pt) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire XX.

Voir la solution

p(X=1)=46=23,p(X=2)=415,p(X=3)=26⋅15⋅44=230=115.p(X=1)=\frac{4}{6}=\frac{2}{3},\qquad p(X=2)=\frac{4}{15},\qquad p(X=3)=\frac{2}{6}\cdot\frac{1}{5}\cdot\frac{4}{4}=\frac{2}{30}=\frac{1}{15}.

Vérification : 23+415+115=1015+415+115=1\dfrac{2}{3}+\dfrac{4}{15}+\dfrac{1}{15}=\dfrac{10}{15}+\dfrac{4}{15}+\dfrac{1}{15}=1.

d) (0,5 pt) Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une boule noire ?

Voir la solution

« Obtenir au moins une boule noire » est l’événement (X≥2)=(X=2)∪(X=3)(X\geq 2)=(X=2)\cup(X=3).

p(X≥2)=p(X=2)+p(X=3)=415+115=13.p(X\geq 2)=p(X=2)+p(X=3)=\frac{4}{15}+\frac{1}{15}=\frac{1}{3}.

(Équivalent : 1−p(X=1)=1−23=131-p(X=1)=1-\dfrac{2}{3}=\dfrac{1}{3}.)

Exercice 4 — Problème (8 points)

On considère la fonction numérique ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)={(x−1)2ex(2−x);  x≤21+(x−2)2ln⁡(x−2);  x>2f(x)=\begin{cases}(x-1)^{2}e^{x(2-x)} & ;\; x\leq 2\\[0.3em] 1+(x-2)^{2}\ln(x-2) & ;\; x>2\end{cases}

Soit (C)(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}) (unité : 1 cm1\,\mathrm{cm}).

1) (0,5 pt) Montrer que la fonction ff est continue au point 22.

Voir la solution

f(2)=(2−1)2e0=1f(2)=(2-1)^{2}e^{0}=1. De plus lim⁡x→2+f(x)=lim⁡x→2+(1+(x−2)2ln⁡(x−2))=1+0=1,\lim_{x\to 2^{+}}f(x)=\lim_{x\to 2^{+}}\bigl(1+(x-2)^{2}\ln(x-2)\bigr)=1+0=1, car lim⁡t→0+t2ln⁡t=0\displaystyle\lim_{t\to 0^{+}}t^{2}\ln t=0. Or lim⁡x→2−f(x)=f(2)=1\displaystyle\lim_{x\to 2^{-}}f(x)=f(2)=1. Donc lim⁡x→2f(x)=f(2)\displaystyle\lim_{x\to 2}f(x)=f(2) : ff est continue en 22.

2) a) (0,25 pt) Vérifier que pour tout x<2x<2 et x≠0x\neq 0, f(x)−f(2)x−2=xex(2−x)−x ex(2−x)−1x(2−x).\frac{f(x)-f(2)}{x-2}=xe^{x(2-x)}-x\,\frac{e^{x(2-x)}-1}{x(2-x)}.

Voir la solution

Soit x<2x<2, x≠0x\neq 0. On a f(2)=1f(2)=1 et f(x)=(x−1)2ex(2−x)f(x)=(x-1)^{2}e^{x(2-x)}. Or (x−1)2=x2−2x+1=x(x−2)+1(x-1)^{2}=x^{2}-2x+1=x(x-2)+1, donc f(x)−1=(x(x−2)+1)ex(2−x)−1=x(x−2)ex(2−x)+(ex(2−x)−1).f(x)-1=\bigl(x(x-2)+1\bigr)e^{x(2-x)}-1=x(x-2)e^{x(2-x)}+\bigl(e^{x(2-x)}-1\bigr).

Ainsi f(x)−f(2)x−2=xex(2−x)+ex(2−x)−1x−2.\frac{f(x)-f(2)}{x-2}=xe^{x(2-x)}+\frac{e^{x(2-x)}-1}{x-2}.

Or 1x−2=−12−x=−xx(2−x)\dfrac{1}{x-2}=-\dfrac{1}{2-x}=-\dfrac{x}{x(2-x)}, donc ex(2−x)−1x−2=−x ex(2−x)−1x(2−x).\frac{e^{x(2-x)}-1}{x-2}=-x\,\frac{e^{x(2-x)}-1}{x(2-x)}.

D’où le résultat.

b) (0,5 pt) Montrer que ff est dérivable à gauche en 22.

Voir la solution

D’après a), pour x<2x<2 et x≠0x\neq 0 : f(x)−f(2)x−2=xex(2−x)−x ex(2−x)−1x(2−x).\frac{f(x)-f(2)}{x-2}=xe^{x(2-x)}-x\,\frac{e^{x(2-x)}-1}{x(2-x)}.

On pose t=x(2−x)t=x(2-x). Lorsque x→2−x\to 2^{-}, t→0t\to 0. Or lim⁡t→0et−1t=1\displaystyle\lim_{t\to 0}\frac{e^{t}-1}{t}=1, et x(2−x)→0x(2-x)\to 0 avec le même signe que 2−x2-x (car x→2>0x\to 2>0), donc lim⁡x→2−ex(2−x)−1x(2−x)=1.\lim_{x\to 2^{-}}\frac{e^{x(2-x)}-1}{x(2-x)}=1.

Ainsi lim⁡x→2−f(x)−f(2)x−2=2⋅e0−2⋅1=2−2=0.\lim_{x\to 2^{-}}\frac{f(x)-f(2)}{x-2}=2\cdot e^{0}-2\cdot 1=2-2=0.

Donc ff est dérivable à gauche en 22 et fg′(2)=0f'_g(2)=0.

c) (0,75 pt) Montrer que ff est dérivable en 22 et que f′(2)=0f'(2)=0 puis interpréter géométriquement le résultat.

Voir la solution

Pour x>2x>2 : f(x)−f(2)x−2=(x−2)2ln⁡(x−2)x−2=(x−2)ln⁡(x−2)→x→2+0,\frac{f(x)-f(2)}{x-2}=\frac{(x-2)^{2}\ln(x-2)}{x-2}=(x-2)\ln(x-2)\xrightarrow[x\to 2^{+}]{}0, car lim⁡t→0+tln⁡t=0\displaystyle\lim_{t\to 0^{+}}t\ln t=0. Donc fd′(2)=0f'_d(2)=0.

Comme fg′(2)=fd′(2)=0f'_g(2)=f'_d(2)=0, ff est dérivable en 22 et f′(2)=0f'(2)=0.

Géométriquement : la courbe (C)(C) admet au point d’abscisse 22 une tangente horizontale (parallèle à l’axe des abscisses).

3) a) (0,25 pt) Vérifier que pour tout x≤2x\leq 2, f(x)=x(x−2)ex(2−x)+ex(2−x)f(x)=x(x-2)e^{x(2-x)}+e^{x(2-x)}.

Voir la solution

Pour x≤2x\leq 2 : (x−1)2=x(x−2)+1(x-1)^{2}=x(x-2)+1, donc f(x)=(x−1)2ex(2−x)=(x(x−2)+1)ex(2−x)=x(x−2)ex(2−x)+ex(2−x).f(x)=(x-1)^{2}e^{x(2-x)}=\bigl(x(x-2)+1\bigr)e^{x(2-x)}=x(x-2)e^{x(2-x)}+e^{x(2-x)}.

b) (0,5 pt) Calculer lim⁡x→−∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x) et interpréter géométriquement le résultat.

Voir la solution

Pour x≤2x\leq 2 : f(x)=ex(2−x)(x(x−2)+1)f(x)=e^{x(2-x)}\bigl(x(x-2)+1\bigr). Or x(2−x)=2x−x2→x→−∞−∞x(2-x)=2x-x^{2}\xrightarrow[x\to-\infty]{}-\infty, donc ex(2−x)→0e^{x(2-x)}\to 0.

Plus précisément, f(x)=e2x−x2(x2−2x+1)f(x)=e^{2x-x^{2}}(x^{2}-2x+1) et e−x2x2→0e^{-x^{2}}x^{2}\to 0 (croissances comparées), donc lim⁡x→−∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=0.

Géométriquement : la droite y=0y=0 (axe des abscisses) est asymptote horizontale à (C)(C) au voisinage de −∞-\infty.

c) (0,75 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) et lim⁡x→+∞f(x)x\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x} puis interpréter géométriquement le résultat.

Voir la solution

Pour x>2x>2 : f(x)=1+(x−2)2ln⁡(x−2)→x→+∞+∞f(x)=1+(x-2)^{2}\ln(x-2)\xrightarrow[x\to+\infty]{}+\infty.

f(x)x=1x+(x−2)2xln⁡(x−2)=1x+(x−4+4x)ln⁡(x−2)→x→+∞+∞.\frac{f(x)}{x}=\frac{1}{x}+\frac{(x-2)^{2}}{x}\ln(x-2)=\frac{1}{x}+\Bigl(x-4+\frac{4}{x}\Bigr)\ln(x-2)\xrightarrow[x\to+\infty]{}+\infty.

Géométriquement : (C)(C) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞+\infty.

4) a) (0,5 pt) Montrer que pour tout x<2x<2, f′(x)=2x(x−1)(2−x)ex(2−x)f'(x)=2x(x-1)(2-x)e^{x(2-x)}.

Voir la solution

Soit x<2x<2. On pose u(x)=(x−1)2u(x)=(x-1)^{2} et v(x)=ex(2−x)v(x)=e^{x(2-x)}. Alors u′(x)=2(x−1)u'(x)=2(x-1) et v′(x)=ex(2−x)⋅(2−2x)=2(1−x)ex(2−x).v'(x)=e^{x(2-x)}\cdot(2-2x)=2(1-x)e^{x(2-x)}.

f′(x)=u′v+uv′=2(x−1)ex(2−x)+(x−1)2⋅2(1−x)ex(2−x)=2(x−1)ex(2−x)[1+(x−1)(1−x)].f'(x)=u'v+uv'=2(x-1)e^{x(2-x)}+(x-1)^{2}\cdot 2(1-x)e^{x(2-x)}=2(x-1)e^{x(2-x)}\bigl[1+(x-1)(1-x)\bigr].

Or (x−1)(1−x)=−(x−1)2(x-1)(1-x)=-(x-1)^{2}, donc 1+(x−1)(1−x)=1−(x−1)2=(1−(x−1))(1+(x−1))=(2−x)x.1+(x-1)(1-x)=1-(x-1)^{2}=\bigl(1-(x-1)\bigr)\bigl(1+(x-1)\bigr)=(2-x)x.

Ainsi f′(x)=2(x−1)ex(2−x)⋅x(2−x)=2x(x−1)(2−x)ex(2−x)f'(x)=2(x-1)e^{x(2-x)}\cdot x(2-x)=2x(x-1)(2-x)e^{x(2-x)}.

b) (0,5 pt) Montrer que pour tout x>2x>2, f′(x)=(x−2)(1+2ln⁡(x−2))f'(x)=(x-2)\bigl(1+2\ln(x-2)\bigr).

Voir la solution

Pour x>2x>2 : f(x)=1+(x−2)2ln⁡(x−2)f(x)=1+(x-2)^{2}\ln(x-2). En dérivant le produit w2ln⁡ww^{2}\ln w avec w=x−2w=x-2 : f′(x)=2(x−2)ln⁡(x−2)+(x−2)2⋅1x−2=2(x−2)ln⁡(x−2)+(x−2)=(x−2)(1+2ln⁡(x−2)).f'(x)=2(x-2)\ln(x-2)+(x-2)^{2}\cdot\frac{1}{x-2}=2(x-2)\ln(x-2)+(x-2)=(x-2)\bigl(1+2\ln(x-2)\bigr).

c) (0,5 pt) Résoudre dans l’intervalle ]2,+∞[]2,+\infty[, l’inéquation : 1+2ln⁡(x−2)≤01+2\ln(x-2)\leq 0.

Voir la solution

1+2ln⁡(x−2)≤0  ⟺  ln⁡(x−2)≤−12  ⟺  x−2≤e−1/2  ⟺  x≤2+1e.1+2\ln(x-2)\leq 0\iff\ln(x-2)\leq-\frac12\iff x-2\leq e^{-1/2}\iff x\leq 2+\frac{1}{\sqrt{e}}.

Comme x>2x>2, l’ensemble des solutions est ]2 ; 2+1e]\displaystyle\Bigl]2\,;\,2+\frac{1}{\sqrt{e}}\Bigr].

d) (0,75 pt) Etudier le signe de f′(x)f'(x) sur R\mathbb{R} puis dresser le tableau de variations de ff sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

Pour x<2x<2 : ex(2−x)>0e^{x(2-x)}>0 et 2−x>02-x>0, donc f′(x)f'(x) a le signe de x(x−1)x(x-1).

xx−∞-\infty001122
f′(x)f'(x)++00−-00++

Pour x>2x>2 : x−2>0x-2>0, donc f′(x)f'(x) a le signe de 1+2ln⁡(x−2)1+2\ln(x-2). D’après c), f′(x)≤0f'(x)\leq 0 sur ]2 ; 2+1e]\bigl]2\,;\,2+\frac{1}{\sqrt{e}}\bigr] et f′(x)>0f'(x)>0 sur ]2+1e ; +∞[\bigl]2+\frac{1}{\sqrt{e}}\,;\,+\infty\bigr[. De plus f′(2)=0f'(2)=0.

On a f(0)=1f(0)=1, f(1)=0f(1)=0, f(2)=1f(2)=1, f(2+1e)≈0,8f\bigl(2+\frac{1}{\sqrt{e}}\bigr)\approx 0{,}8 et lim⁡x→−∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=0, lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

xx−∞-\infty0011222+1e2+\frac{1}{\sqrt{e}}+∞+\infty
f′(x)f'(x)++00−-00++00−-00++
ff00↗\nearrow11↘\searrow00↗\nearrow11↘\searrow≈0,8\approx 0{,}8↗\nearrow+∞+\infty

5) (1 pt) Construire la courbe (C)(C) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}). (On donne : f(3)≈1f(3)\approx 1 ; 2+1e≈2,62+\dfrac{1}{\sqrt{e}}\approx 2{,}6 et f(2+1e)≈0,8f\bigl(2+\dfrac{1}{\sqrt{e}}\bigr)\approx 0{,}8.)

Voir la solution
Figure

Éléments de la construction : asymptote y=0y=0 en −∞-\infty ; tangente horizontale en A(2,1)A(2,1) ; minimum local en x=1x=1 (f(1)=0f(1)=0) et en x=2+1ex=2+\frac{1}{\sqrt{e}} ; maximum local en x=0x=0 (f(0)=1f(0)=1) ; branche parabolique verticale en +∞+\infty ; f(3)=1f(3)=1.

6) Soit λ∈ ]2,3[\lambda\in\,]2,3[.

a) (0,5 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que : ∫λ3(x−2)2ln⁡(x−2) dx=−19+13(λ−2)3(13−ln⁡(λ−2)).\int_{\lambda}^{3}(x-2)^{2}\ln(x-2)\,dx=-\dfrac{1}{9}+\dfrac{1}{3}(\lambda-2)^{3}\Bigl(\dfrac{1}{3}-\ln(\lambda-2)\Bigr).

Voir la solution

On pose w=x−2w=x-2. Alors ∫λ3(x−2)2ln⁡(x−2) dx=∫λ−21w2ln⁡w dw.\int_{\lambda}^{3}(x-2)^{2}\ln(x-2)\,dx=\int_{\lambda-2}^{1}w^{2}\ln w\,dw.

Intégration par parties : u=ln⁡wu=\ln w, u′=1wu'=\dfrac{1}{w}, v′=w2v'={w}^{2}, v=w33v=\dfrac{w^{3}}{3}.

∫w2ln⁡w dw=w33ln⁡w−∫w33⋅1w dw=w33ln⁡w−13∫w2 dw=w33ln⁡w−w39+c.\int w^{2}\ln w\,dw=\frac{w^{3}}{3}\ln w-\int\frac{w^{3}}{3}\cdot\frac{1}{w}\,dw=\frac{w^{3}}{3}\ln w-\frac{1}{3}\int w^{2}\,dw=\frac{w^{3}}{3}\ln w-\frac{w^{3}}{9}+c.

Donc [w33ln⁡w−w39]λ−21=(0−19)−((λ−2)33ln⁡(λ−2)−(λ−2)39)=−19+(λ−2)33(13−ln⁡(λ−2)).\Bigl[\frac{w^{3}}{3}\ln w-\frac{w^{3}}{9}\Bigr]_{\lambda-2}^{1}=\Bigl(0-\frac{1}{9}\Bigr)-\Bigl(\frac{(\lambda-2)^{3}}{3}\ln(\lambda-2)-\frac{(\lambda-2)^{3}}{9}\Bigr)=-\frac{1}{9}+\frac{(\lambda-2)^{3}}{3}\Bigl(\frac{1}{3}-\ln(\lambda-2)\Bigr).

b) (0,5 pt) Déduire en fonction de λ\lambda, l’aire de la partie du plan limitée par la courbe (C)(C) et les droites d’équations : y=1y=1, x=λx=\lambda et x=3x=3.

Voir la solution

Pour x∈[λ,3]⊂ ]2,+∞[x\in[\lambda,3]\subset\,]2,+\infty[, f(x)−1=(x−2)2ln⁡(x−2)f(x)-1=(x-2)^{2}\ln(x-2). Or sur ]2,3]]2,3], ln⁡(x−2)≤0\ln(x-2)\leq 0, donc f(x)≤1f(x)\leq 1. L’aire est A(λ)=∫λ3(1−f(x)) dx=−∫λ3(x−2)2ln⁡(x−2) dx=19−13(λ−2)3(13−ln⁡(λ−2)).A(\lambda)=\int_{\lambda}^{3}\bigl(1-f(x)\bigr)\,dx=-\int_{\lambda}^{3}(x-2)^{2}\ln(x-2)\,dx=\frac{1}{9}-\frac{1}{3}(\lambda-2)^{3}\Bigl(\frac{1}{3}-\ln(\lambda-2)\Bigr).

c) (0,25 pt) Calculer lim⁡λ→2+A(λ)\displaystyle\lim_{\lambda\to 2^{+}}A(\lambda).

Voir la solution

Posons t=λ−2→0+t=\lambda-2\to 0^{+}. Alors A(λ)=19−13t3(13−ln⁡t)=19−t39+13t3ln⁡t.A(\lambda)=\frac{1}{9}-\frac{1}{3}t^{3}\Bigl(\frac{1}{3}-\ln t\Bigr)=\frac{1}{9}-\frac{t^{3}}{9}+\frac{1}{3}t^{3}\ln t.

Or lim⁡t→0+t3ln⁡t=0\displaystyle\lim_{t\to 0^{+}}t^{3}\ln t=0, donc lim⁡λ→2+A(λ)=19\displaystyle\lim_{\lambda\to 2^{+}}A(\lambda)=\dfrac{1}{9}.

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